IMPORTATION DE BLÉ

TRANSPORT MARITIME DES IMPORTATIONS DE BLE ET DE LAIT : La priorité accordée désormais à la flotte nationale

Une convention cadre de coopération a été signée, hier, entre l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL), l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et le groupe public de transport maritime (GATMA), au siège du ministère de l’Agriculture à Alger.
La convention en question stipule à la consécration de la priorité de la flotte maritime nationale en matière de transport des importations de blé et de lait. Cette convention a pour objectif, également, de créer une synergie commune afin d’augmenter la part de participations des navires battant pavillon national dans les importations du blé et du lait dans la perspective d’assurer la sécurité alimentaire de la population.
Dans une déclaration à la presse, à l’issue de la cérémonie de la signature, le directeur générale (DG) par intérim du groupe public de transport maritime (GATMA), Smaïn Larbi Ghomri, a précisé que cette initiative permettra de développer la flotte et la capacité propre du pavillon national en matière d’importation. Il a, tout de même, souligné l’ambition et la volonté de la flotte maritime nationale d’aller vers l’exportation.
Évoquant la situation de la flotte maritime algérienne, l’interlocuteur a affirmé que cette flotte continue à se développer et à se diversifier : « L’Algérie avait une flotte maritime importante. Cette dernière s’est décapée avec le temps, notamment pendant les périodes creuses de l’’investissement », fera t-il encore remarquer. Et d’enchaîner : « Et Maintenant avec les efforts de l’État et que cette dernière a repris ses forces dans ce domaine, cette flotte continue à se développer ».
À son tour, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, a mis en avant l’importance de cette convention qui vise, selon lui, à la consécration de la priorité de la flotte maritime nationale en matière de transport des importations de blé et de lait.
S’exprimant, aussi au cours de cette rencontre sur la production céréalière en Algérie, le ministre a affirmé, d’autre part, que le marché algérien est suffisamment approvisionné en orge.
S’agissant de la production du blé tendre, le même responsable a mis en exergue l’importance de conforter encore le rendement de cette filière, assurant, dans le même ordre d’idées, que la consommation du blé tendre, aliment de base dans beaucoup de produits alimentaire, notamment le pain, est à revoir.
Parlant de la production laitière, Omari a souligné, entre autre, que l’Algérie cherchait toujours à réduire ses importations et à développer sa production locale en ce produit.
Mehdi Isikioune