Sept partis politiques algériens- Mouvement de la société pour la paix (MSP), El-Fadjr El-Jadid, Mouvement Ennahda, la Voix du peuple, le Front de la Justice et du Développement (FJD), Jil Jadid et Talaïe El-Hourriyet- ont signé jeudi une Déclaration qui qualifie les évènements de Ghaza de « génocide et de massacres prohibés par le droit international, car constituant des crimes de guerre, qui doivent être condamnés ».
Ils ont affirmé leur soutien absolu au peuple palestinien face à l’agression sioniste barbare contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie. Cette position claire et précise, signifie un ferme rejet des positions complaisantes de certains pays arabes lors de la dernière réunion du Conseil de la Ligue arabe. Dans ce contexte, les partis politiques se sont félicités de « la position des pays, à l’image de l’Algérie, qui ont émis des réserves et se sont opposés à ce que la victime et le bourreau soient mis sur le même pied d’égalité ».
Selon le site d’information Russia Today, la Tunisie, la Syrie, la Libye, l’Irak et l’Algérie ont appelé à modifier la déclaration finale publiée après la réunion d’urgence du Conseil de la Ligue arabe au niveau ministériel sur la situation en Palestine. La même source indique que la délégation libyenne a demandé que le mot « condamner le meurtre de civils des deux côtés » soit supprimé du deuxième paragraphe de la déclaration finale, et que le reste du paragraphe « la nécessité de libérer les civils et tous les prisonniers et détenus » soit modifié comme suit pour devenir « la libération de tous les prisonniers et civils ». La délégation libyenne a appelé à modifier le troisième paragraphe comme suit : « Soutenir le peuple palestinien frère dans sa défense face à l’agression et aux violations de ses droits auxquelles il est actuellement exposé ». Selon RT, la délégation algérienne a émis des réserves sur le communiqué final : l’Algérie se distancie de tout ce qui assimile le droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination pour établir un État souverain sur les frontières de 1967, avec les pratiques de l’entité sioniste qui violent les chartes et résolutions de la légitimité internationale.
Toujours selon Russia Today, la présidence tunisienne a indiqué, dans son communiqué, que « la Tunisie, qui est ferme dans ses positions et adhère au droit du peuple palestinien à établir son État indépendant sur l’ensemble du territoire de Palestine, avec El-Qods Al-Sharif en tant que capitale, émet des réserves dans son intégralité quant à la décision rendue par la réunion du Conseil de la Ligue des États arabes.
Elle a souligné que la Palestine n’est pas un dossier ou une affaire dans laquelle il y a un plaignant et un défendeur, mais plutôt un droit du peuple palestinien qui ne peut être prescrit ou annulé par l’occupation sioniste par le biais de meurtres, de déplacements, et en coupant les nécessités les plus élémentaires de la vie, comme l’eau et les médicaments, la nourriture et l’électricité et en ciblant les personnes âgées, les femmes, les enfants innocents, les maisons, les hôpitaux et les équipes de secours, ainsi que les ambulances. De son côté, le ministère syrien des Affaires étrangères a annoncé que Damas émettait des réserves sur toute phrase de la résolution de la Ligue arabe qui pourrait « comprendre l’égalité entre l’occupant israélien et le peuple palestinien », soulignant que sa réserve était accompagnée « du soutien de nombreux pays arabes ».
M’hamed Rebah
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