Eau

Tizi-Ouzou : Des citoyens de Fréha réclament une alimentation d’eau potable équitable

Des citoyens de la ville de Fréha (40 km à l’est de Tizi-Ouzou), principalement des commerçants, ont procédé lundi à la fermeture de l’unité locale de l’Algérienne des eaux (ADE) pour réclamer l’alimentation équitable en eau potable, a-t-on constaté. Cette action intervient après plusieurs autres menées courant du mois de juillet dernier par les habitants de cette ville qui abrite plus de 30.000 habitants et qui est alimentée un jour sur quatre par un seul réservoir d’eau construit en 1990. «C’est intenable d’être alimenté à ce rythme en cette période» de canicule, a indiqué à l’APS un représentant des contestataires. «Certains commerces ne peuvent exercer leur activité sans eau, à l’instar des cafés et restaurants, des boucheries et autres commerces de produits laitiers. Cette situation a un impact négatif sur leur rendement», a-t-il ajouté, assurant que certains d’entre eux «sont déjà déficitaires avant même la fin de la saison». Contacté par l’APS, le directeur local de l’ADE, Berzoug Amar, a indiqué que cette situation «résulte principalement de l’ancienneté du réseau de distribution devenu incompatible avec l’extension de la ville devenue une importante agglomération de par sa dimension urbaine et sa démographie». Plusieurs réunions ont été déjà tenues avec les habitants et les responsables de la commune, mais « les solutions préconisées jusque-là n’arrivent pas à satisfaire tout le monde», a-t-il dit, expliquant que l’alimentation des points hauts de la ville «prive les commerçants, situés pour la plupart, dans le bas-côté de la ville et vice-versa». Les commerçants contestataires ont été reçu dans l’après-midi au niveau de l’ADE pour essayer de trouver une nouvelle formule permettant une«distribution équitable» de cette denrée durant cette période de grandes chaleurs. Par ailleurs, plusieurs autres localités de la wilaya souffrent du même problème d’alimentation en AEP en cette période malgré la disponibilité de la ressource. Une situation due, selon le même responsable local, à plusieurs facteurs dont, entre autres, «la surconsommation de l’énergie électrique qui impacte les équipements, le relief accidenté de certaines régions, l’urbanisation anarchique et le manque de moyens».