PH. IDIR Achour

TERRASSÉ PAR UNE CRISE CARDIAQUE : Le militant et syndicaliste Idir Achour n’est plus

Le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour est décédé jeudi à l’âge de 51 ans des suites d’une crise cardiaque, dans son domicile familial au village Tizi Ouaklane commune de Tichy, Béjaïa.

Le défunt était un fervent militant des causes justes et l’une des figures syndicales du secteur de l’éducation où il a occupé le poste d’enseignant de gestion et d’économie au lycée El Hamadia, wilaya de Béjaïa. Il a succédé, au militant syndicaliste, Osmane Redouane, décédé le 15 décembre 2008,  aussi par une crise cardiaque, au poste de secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) en 2008. Idir Achour a œuvré à l’élargissement et l’implantation du syndicat des enseignants des lycées, au niveau national. Le défunt était également parmi les acteurs et les architectes de la création de la Confédération des syndicats autonomes. Outre son activité syndicale, et sa participation à de nombreuses actions et manifestations syndicales, en Europe et dans plusieurs pays, dont arabes, sur fond de sa conviction de la portée de l’action syndicale, dans le cadre de la solidarité entre les travailleurs, à travers le monde Idir Achour était également membre dirigeant du Parti socialiste des travailleurs (PST), ou on lui reconnaît un militantisme sincère et infatigable, dans le combat pour l’édification d’un État de Droit, et aussi pour les causes justes.
Alors que sa dépouille a été inhumée hier au cimetière de son village, un carré à son hommage a été organisé dans la marche populaire devant le siège de la maison de la Culture de Béjaïa. Alors qu’il s’en est allé dans un moment crucial et délicat de l’histoire de l’Algérie, Idir Achour, appelait les Algériennes et Algériens à la nécessité de poursuivre leur mouvement pacifique jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications. Lors d’un appel téléphonique qu’il nous avait accordé, mercredi 3 avril, la veille de son décès, à propos de la démission de Bouteflika, Idir Achour avait dit : «Le mouvement populaire vient de réaliser une autre victoire, mais elle n’est pas finale, ce qui veut dire que la mobilisation doit continuer. Comme solution à la crise politique, il est nécessaire, à mon avis, d’aller vers la dissolution du Conseil constitutionnel, la dissolution du Sénat et de l’APN.
L’armée, de son côté, doit jouer un rôle de contrôle et de sauvegarde de la sécurité nationale. il faudra, notamment, ouvrir un débat national pour trancher la question de la constituante et le nouveau régime qu’on souhaite instaurer.
De l’autre coté, le mouvement social doit continuer à s’organiser et à ne pas fléchir parce que c’est le seul garant qu’on a».
Ania Nait Chalal