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DEPUIS LE DÉBUT DU MOUVEMENT POPULAIRE DU 22 FÉVRIER : L’opposition avait pronostiqué sur un vendredi de plus en plus mobilisateur

Les partis politiques de l’opposition avaient prévu, la fin de la semaine passée, un vendredi plus mobilisateur que les précédents, puisqu’il s’agit du septième vendredi de manifestations citoyennes et pacifiques de suite, entamées le 22 février historique dernier. Hier, la dynamique de mobilisation a marqué son premier vendredi depuis la démission du président Bouteflika, intervenue suite à la pression maintenue du peuple suivie d’une «main forcée» de l’état-major de l’Armée nationale populaire.
Selon l’opposition, le vendredi d’hier était un jour de fête pour manifester la victoire du peuple, après la démission du président de la République, et aussi un autre vendredi pour une mobilisation pacifique pour revendiquer le changement total du système, ses symboles et les figures qui l’incarnent. Pour le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, « la bataille n’est pas finie par la démission du Président» indiquera-t-il, en précisant que la victoire se réalisera en continuant la mobilisation et en « refusant le détournement des revendications du peuple ».
De son côté, le Front des forces socialistes (FFS), avait invité les Algériens «à rester mobilisés, vigilants et déterminés jusqu’à l’aboutissement des revendications de paix, de liberté et de démocratie», pour le vendredi d’hier, afin de réaliser le« changement radical du système en se débarrassant également de ses béquilles institutionnelles et de ses symboles».
Le secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), Dahi Fahem, avait prévu à son tour, un 7e vendredi plus mobilisateur, puisque, selon lui, « les citoyens ont fêté leur victoire après la démission de Bouteflika, ex-président de la République».
Le Parti des travailleurs (PT) avait indiqué pour sa part que « seule la poursuite de la mobilisation révolutionnaire est à même d’imposer le départ du système et du régime en place, comme condition pour l’avènement de la démocratie véritable». C’est-à-dire, un vendredi plus mobilisateur que les précédents.
De son côté, Lakhdar Benkhellaf, député et cadre du Front pour la justice et le développement (FJD), avait souhaité la continuité des manifestations jusqu’à l’aboutissement de toutes les revendications, en indiquant «les citoyens se mobiliseront plus ce vendredi (NDLR: hier)».
Sarah Oubraham