SON CONGRÉS EST RENVOYÉ À L’APRÈS PRÉSIDENTIELLE : Le FLN reçoit le feu vert du Président

Il devait être fixé «dans une semaine ou, au plus tard, dans 10 jours» suivant les sénatoriales, c’est-à-dire durant ce mois en cours, mais le congrès sera tenu, tout compte fait, après l’élection présidentielle prévue le 18 avril prochain, a annoncé hier, à l’APS, Saïd Lakhdari, membre de l’instance dirigeante du FLN. La date de la rencontre prééminente du FLN a fait l’objet récemment de plusieurs ajournements. Ce rendez-vous tant attendu par les militants de l’ancien parti unique a été pourtant considéré, lors de l’installation d’un directoire provisoire au FLN, après le départ inattendu de son ex-SG, Djamel Ould Abbès, comme une condition sine qua non pour remettre le parti sur rail et le faire revenir à « sa ligne authentique ». « Les membres de l’instance dirigeante du FLN ont décidé, à l’issue de larges concertations, le report de la tenue du congrès extraordinaire du parti, après l’élection présidentielle », a souligné le député de Tizi-Ouzou. Le directoire du FLN, qui a exprimé son plein soutien au Président Abdelaziz Bouteflika pour briguer un autre mandat, a décidé ainsi de tenir son congrès après l’échéance électorale qui constitue « actuellement une priorité pour le parti ». Même si le FLN n’a pas encore approuvé de date pour ce congrès extraordinaire. Interrogé sur les motifs de cet énième report, Saïd Lakhdari y voit que « la préparation du congrès extraordinaire d’un parti de l’envergure du FLN, exige des capacités matérielles et humaines, ainsi que suffisamment de temps ». Les conditions n’étant pas encore réunies, « l’instance dirigeante a préféré préparer convenablement ce rendez-vous important car elle mise sur l’organisation d’un congrès fédérateur et à la hauteur de la réputation du parti », a fait savoir Lakhdari. En attendant, de nouvelles rencontres bilatérales entre Mouad Bouchareb et d’anciens dirigeants du parti seront organisées prochainement au cours desquelles il sera question de rassembler les rangs des militants en prévision du congrès extraordinaire. Sa dernière rencontre était avec l’ancien dirigeant et l’actuel ambassadeur d’Algérie à Tunis, Abdelkader Hadjar, durant laquelle il a passé en revue « les derniers développements sur la scène politique nationale et les enjeux du parti, lors de l’élection présidentielle et du congrès extraordinaire ». Dès son arrivée à la tête du parti, Bouchareb a fait de sa promesse de tenir un congrès pour « la reconstruction du FLN » son cheval de bataille. Cependant la date de ce congrès demeure toujours inconnue. « Le parti est en passe de se préparer pour la Présidentielle, d’autant qu’il jouit d’une grande expérience dans la gestion des élections et se trouve toujours prêt à contribuer au succès de cette élection », avait affirmé Bouchareb le 4 janvier dernier. S’agissant de l’instance exécutive chargée de la préparation du congrès extraordinaire du parti, en coordination avec la direction politique actuelle, Bouchareb a indiqué que « le nombre des membres de cette instance variera entre 30 et 50 membres. Le plus important c’est leur valeur dans l’encadrement des militants et non dans leur nombre », a-t-il ajouté. Il avait fait état de la préparation d’une « feuille de route dans un futur très proche. Nous œuvrons avec sérieux et rigueur, sans précipitation, pour la tenue du congrès », ajoutant que le congrès extraordinaire « réunira toutes les compétences du parti, sans exclusion aucune, ni discrimination, car le parti a besoin de conjuguer tous les efforts de ses militants, afin de parvenir à la tenue d’un congrès extraordinaire complémentaire, honorable pour l’histoire et les principes du parti et à la mise en place d’un comité central représentatif de toutes les parties, sur la base d’une action militante saine, correcte et enracinée ».
Hamid Mecheri