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SIX SYNDICATS DÉCIDERONT D’UNE ACTION DE CONTESTATION LE 7 JANVIER PROCHAIN : Un deuxième trimestre «chaud» pour Benghebrit

À peine une semaine après avoir rompu la trêve sociale avec le ministère de l’Éducation signée en 2015, six syndicats du secteur devront se réunir le 7 janvier prochain pour décider d’une action de protestation commune. Regroupés au sein de l’Intersyndicale de l’éducation, les six entités syndicales veulent durcir le ton après que la tutelle soit restée «muette» à leur décision de se retirer de la Charte de l’éthique signée en 2015 pour garantir la stabilité au sein de l’École. Le deuxième trimestre s’annonce donc d’ores et déjà chaud pour le secteur de l’Éducation nationale. En effet, après un premier trimestre stable sur le plan social, le département de Nouria Benghebrit devra faire face à la colère des syndicats qui prévoient des actions de contestation. Des actions qui seront annoncées le 7 janvier prochain. «L’Intersyndicale de l’éducation se réunira le 7 janvier prochain pour annoncer la nature et la date d’une action de contestation commune», a écrit l’entité syndicale dans un communiqué de presse, rendu public à l’issue d’une rencontre tenue avant-hier pour examiner sa nouvelle stratégie de contestation. À travers son communiqué, l’Intersyndicale, qui regroupe le Satef, CLA, Snapest, Cnapeste, Snte et l’Unpef, a tenu à «dénoncer les décisions unilatérales et les instructions verticales prises par le ministère de l’Éducation nationale aux plans pédagogique et administratif». Pour elles, ces décisions prises sans consulter les partenaires sociaux, s’ajoutent aux restrictions quotidiennes d’exercice de l’activité syndicale. Pour exprimer son refus de telles pratiques, celle-ci a appelé les six syndicats membres à tenir, dans les prochains jours, leurs conseils nationaux pour examiner la situation dans le secteur et prendre une position claire vis-à-vis de la situation dans l’Ecole.
Autrement, après la tenue de ces conseils nationaux, l’Intersyndicale en question devra prendre la décision quant à la nature de la contestation qui sera adoptée. De surcroît, les syndicats ont tenu, lors de cette réunion, à examiner le silence de la tutelle qui n’a pas réagi à la décision prise la semaine dernière de se retirer de la Charte de l’éthique. Ces derniers avaient, d’ailleurs, décidé de boycotter toutes les réunions et activités organisées et programmées par le ministère de l’Éducation nationale aux niveaux national et local. Mais depuis cet acte, le ministère a préféré garder le silence. Pour l’entité syndicale, cette décision est justifiée par «l’incapacité du ministère à respecter ses engagements».
Dans leur premier communiqué, ces derniers avaient dénoncé «la politique d’atermoiement et de fuite en avant» adoptée par le ministère, en particulier la méthode de travail des commissions mises en place pour résoudre les problèmes liés aux dossiers des œuvres sociales et du statut particulier. Ils avaient affirmé leur «refus de la politique de gestion du secteur par des décisions provocatrices et des instructions verticales qui mèneraient le secteur à une crise réelle». À noter que la décision de ces syndicats risque de relancer les mouvements de protestation des enseignants et de compromettre le deuxième trimestre, voire l’année scolaire. Ceci marque la fin de la trêve signée en 2015 entre les syndicats et la ministre Nouria Benghebrit pour garantir la stabilité dans l’Ecole. Le retour des débrayages s’annonce imminent dans l’École algérienne.
Lamia Boufassa

ANNÉE SCOLAIRE 2019-2020
Benghebrit continue de puiser dans les listes d’attente 2017 et 2018
Le ministère de l’Education nationale, continuera à exploiter les listes d’attente des candidats reçus dans les derniers concours de recrutement lancés en 2017 et 2018. C’est ce qui a été affirmé, hier, par la ministre du secteur, Nouria Benghebrit à travers sa page officielle Facebook. «En préparation de l’entrée scolaire 2019-2020, le ministère va poursuivre l’exploitation de la liste d’attente du concours de recrutement des enseignants du primaire organisé en 2018 », a affirmé la ministre, en indiquant qu’il en sera de même pour la liste d’attente du concours de 2017 lancé pour le recrutement des enseignants pour le cycle moyen et secondaire. Le département de Nouria Benghebrit n’a pas encore détaillé le nombre d’enseignants qui seront recrutés dans le cadre de l’exploitation des listes d’attente. Comme le veut la procédure, les directions de l’éducation puiseront, par ordre de classement par moyenne, de ces listes pour combler le déficit en enseignants. Autrement dit, à travers cette mesure, le ministère de l’Éducation nationale n’organisera pas un autre concours pour l’année scolaire prochaine. À souligner que le départ massif en retraite des fonctionnaires de l’Éducation nationale, tous corps confondus, à la suite de l’annulation de la retraite anticipée, a poussé le ministère à organiser plusieurs concours de recrutements afin de combler le déficit engendré. Les candidats retenus ont été gardés dans une liste d’attente jusqu’à la libération des postes budgétaires.

L.B.