Chaabna

SELON LE DÉPUTÉ SAMIR CHÂABNA : 8 000 Algériens attendent un rapatriement de France

Membre très actif de la Commission des Affaires étrangères à l’Assemblée populaire nationale (APN), Samir Châabna, député de la circonscription de France, a signalé qu’environ 8 000 ressortissants algériens en séjour en France soucieux de regagner leur pays, sont toujours bloqués.

Dans un poste publié, hier, sur sa page sur les réseaux sociaux, Samir Châabna a affirmé qu’en cette période de crise sanitaire du Covid-19, il est notamment sollicité par les familles et les proches de ressortissants algériens en France qui souhaitent des informations ou une intervention auprès de la cellule de crise créée par l’État algérien pour leur rapatriement en Algérie. Ces Algériens cherchant à quitter le sol français sont dans leur majorité des personnes en voyage pour des soins médicaux, des visites familiales, tourisme, des études et autres motifs, a précisé le député Samir Châabna. Depuis la suspension des liaisons aériennes et maritimes internationales, l’Algérie avait lancé, en mars dernier, une large opération de rapatriement de ses ressortissants bloqués à l’étranger. Cependant, ces opérations de rapatriement obéissent à des filtrations et des priorités. Pour Samir Châabna, « la priorité dans le rapatriement touchera d’abord les personnes âgées, détenteurs de cartes de résidence [en France] vivant actuellement en Algérie, effectuant des navettes en France pour régler leurs pensions de retraites ou obtenir des soins médicaux. Ceci en plus des étudiants algériens qui se trouvent piégés après la suspension du cursus universitaire qui risque de se prolonger jusqu’en septembre prochain, et qui souhaitent ainsi rentrer au pays ». En mars dernier, l’Algérie est parvenue à rapatrier une partie importante de ses ressortissants présents sur le sol français, à bord d’avions qui ont décollés vides de l’Algérie, car les autorités françaises avaient refusé d’accueillir des voyageurs de crainte d’une éventuelle contamination au coronavirus. Les autorités algériennes ont exigé les mêmes conditions pour les avions français chargés la semaine dernière, du rapatriement des ressortissants français bloqués en Algérie. « Selon ma propre lecture de la situation, je pense que la France est en train de mettre en place un plan spécial ou une étude pour faciliter le retour des Algériens et même les citoyens portant sa nationalité, présents sur son sol. Il y aura probablement un accord entre les deux pays que les avions ne partiront plus vides, et qu’à la place chaque pays apportera les ressortissants de l’autre », a estimé Samir Châabna, notant que « près de 90 % des ressortissants algériens coincés à l’étranger se trouvent en France ». Dans un communiqué, les services du Premier ministère, en collaboration avec les ministères des Affaires étrangères, de l’Intérieur, et des Transports, a annoncé la mise en ligne de sites électroniques pour recenser et convoyer ces compatriotes jusqu’à leur pays, malgré les contraintes et restrictions sur les voyages instaurés par certains pays. Le député de la circonscription de France a conseillé donc les familles de ses ressortissants de s’inscrire sur l’un de ces sites électroniques, car «l’Algérie ne pourra pas, à chaque fois qu’il y a un groupe réclamant son rapatriement, d’envoyer un avion spécial ». Il a précisé que le 24 avril est la date limite pour l’inscription et l’élaboration du nombre exact des ressortissants concernés par le rapatriement, exprimant le souhait de ne pas voir l’apparition d’autres cas similaires réclamant un rapatriement. «Mais la problématique réside au niveau des personnes âgées dont une majeure partie ignore l’usage d’Internet. Cela s’ajoute aussi au fait que les chancelleries consulaires de l’Algérie dans ce pays sont fermées au public, à l’exception de quelques cas urgents », a précisé Châabna, soulignant cependant que « les équipes de permanences installées dans ces chancelleries se sont chargées quand-même d’inscrire les personnes âgées sur ces sites ». Le député de la communauté algérienne en France a demandé à ce que les députés de la communauté soient inclus dans la cellule de crise et de suivi car ils sont en contact permanent avec cette communauté, et leur apport serait très bénéfique pour tous.
Hamid Mecheri