Accueil ACTUALITÉ RISQUES CLIMATIQUES : L’Algérie mise sur l’anticipation et l’alerte précoce

RISQUES CLIMATIQUES : L’Algérie mise sur l’anticipation et l’alerte précoce

0

L’Algérie renforce ses capacités en matière de surveillance et de prévision des risques climatiques et environnementaux afin de passer d’une logique d’intervention après la survenue des catastrophes à une approche fondée sur l’anticipation, la prévention et la résilience. Dans ce cadre, une plateforme numérique nationale d’alerte précoce et de surveillance des changements climatiques est actuellement en cours de développement par le Haut-Commissariat à la numérisation (HCN), en coordination avec le ministère de l’Environnement et de la Qualité de la vie. Cette plateforme, qui reposera sur des données actualisées fournies par plusieurs secteurs, permettra d’améliorer la prévision et la surveillance des différents phénomènes climatiques et environnementaux. S’exprimant lors de la journée de formation sur les défis des changements climatiques, la ministre du secteur, Kaouter Krikou a fait savoir que « cette plateforme intervient dans un contexte marqué par l’accentuation des effets des changements climatiques dans les pays du bassin méditerranéen, dont l’Algérie, d’où la nécessité de conjuguer les efforts des différents secteurs et acteurs nationaux et internationaux afin de prendre les mesures nécessaires pour y faire face et s’y adapter ». Selon les explications fournies lors de cette rencontre, « cette plateforme, actuellement en cours de développement par le HCN, constitue d’un système d’alerte intelligent qui collecte et traite les données climatiques et environnementales provenant des différents secteurs, afin de fournir une vision précise des risques climatiques et environnementaux, tout en classant les alertes selon leur degré de gravité et en les transmettant, en temps opportun, aux autorités concernées, afin de prendre les mesures préventives et anticipatives nécessaires avant l’aggravation de la situation ». À cette occasion, la ministre a évoqué l’ensemble des mesures prises en Algérie ces dernières années dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, à travers le Plan national d’adaptation au phénomène, basé sur un diagnostic de la situation climatique et la proposition des mesures nécessaires pour faire face à ses effets, consolider la capacité nationale de résilience et accélérer la transition vers une économie verte et bas-carbone, mais aussi renforcer le financement de l’action climatique, le transfert de technologies et la consolidation des capacités. La ministre a également souligné « l’importance de la journée de formation organisée avec la participation de plusieurs secteurs ministériels concernés, d’experts dans le domaine de l’environnement et d’universitaires, dans le cadre des préparatifs de la participation de l’Algérie à la Conférence des Parties (COP31), prévue en novembre prochain à Antalya (Turquie) ».

Le rôle dissuasif de la « police » de l’environnement
Lors de cette rencontre, le rôle des corps de sécurité, notamment le Commandement de la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), ainsi que leur contribution à la protection des ressources naturelles nationales contre toutes les formes d’atteinte, à la prévention des menaces environnementales avant leur survenue, à travers le contrôle et la sensibilisation, et à la lutte contre toutes les formes de criminalité environnementale, ont également été mis en avant, en vue de renforcer la sécurité environnementale. De son côté, la coordonnatrice résidente des Nations unies en Algérie, Savina Claudia Ammassari, a salué « les efforts de l’Algérie en matière de protection de l’environnement, de lutte contre les changements climatiques et d’adaptation à leurs effets, tant à travers les politiques nationales que dans le cadre de la coordination avec les organisations internationales actives dans ce domaine, se félicitant de l’engagement de l’Algérie dans les projets visant à relever les défis climatiques ». Elle a également salué « les progrès réalisés par l’Algérie dans le domaine du dessalement de l’eau de mer, en vue d’assurer la disponibilité régulière et durable de cette ressource vitale, ainsi que le rôle des start-up, en net développement, grâce à la mise au point de solutions innovantes face aux phénomènes climatiques émergents ». Le président de l’Autorité de l’environnement du Sultanat d’Oman, Abdullah Bin Ali Al Amri, a présenté, quant à lui,  « les principales mesures prises par son pays pour faire face aux changements climatiques, notamment à travers une action de terrain menée en coordination avec les différents acteurs, afin de trouver les solutions nécessaires et de mobiliser les financements requis ». Les efforts du Sultanat d’Oman dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques reposent sur la gouvernance du financement des projets, l’établissement de ponts de communication entre les différents acteurs locaux et internationaux, la mise en place et le développement de cadres innovants avec le secteur privé, ainsi que l’apport d’un appui technique et la création d’une plateforme numérique « Manakh » permettant l’accès à des données actualisées et en temps réel, a indiqué M. Al Amri.
Les travaux de la rencontre ont été sanctionnés par une série de recommandations axées notamment sur le renforcement des capacités nationales d’adaptation et de résilience face aux changements climatiques, l’accélération de la transition vers une économie verte, la mise en place d’un système national d’alerte précoce et de prévention des risques climatiques, ainsi que le renforcement du financement de l’action climatique, du transfert de technologies et de la consolidation des capacités.
L. Zeggane

Article précédentJeux méditerranéens-2026 : Imane Khelif explique son absence du rendez-vous de Tarente
Article suivantINAUGURATION D’UNE STÈLE À L’EFFIGIE DE HOCINE AÏT AHMED : Aït Yahia honore la mémoire du « Zaïm »