Un monument de chouhada et une stèle à l’effigie du défunt moudjahid Hocine Ait Ahmed (1926-2015), ont été inaugurés dans la commune d’Aït Yahia, au sud-est de Tizi-Ouzou, à l’occasion de la Journée nationale du Moudjahid, commémorant le double anniversaire de l’Offensive du Nord-Constantinois et de la tenue du Congrès de la Soummam (20 août 1955 – 1956). Réalisés à l’initiative des organisations locales de la famille révolutionnaire, l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), l’Organisation nationale des enfants de moudjahidine (ONEM) et l’Organisation nationale des enfants de chouhada (ONEC), en collaboration avec l’Assemblée populaire communale (APC), l’inauguration de ces deux monuments s’est déroulée en présence du wali de Tizi-Ouzou, Aboubakr Essedik Boucetta, des membres de la famille révolutionnaire, des responsables locaux et une foule de citoyens. Le directeur local des moudjahidine, Fatah Hamrouche, a rappelé lors de son allocution à l’occasion, « l’importance de la célébration du double anniversaire de l’Offensive du Nord- Constantinois et du Congrès de la Soummam, deux évènements qui avaient scellé l’inéluctabilité de la lutte armée pour l’indépendance du pays et permis l’inscription de la cause algérienne à l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) en septembre 1955 », a-t-il rappelé. « Une réalité et une aspiration à l’indépendance consolidées par le Congrès de la Soummam le 20 août 1956 qui a posé les jalons du futur État algérien indépendant », a ajouté l’intervenant. Il a également salué « la mémoire du défunt moudjahid Hocine Ait Ahmed qui fut « un grand homme, un visionnaire et clairvoyant qui a consacré sa vie au service de son pays ». Né le 20 août 1926, Hocine Ait Ahmed, s’est engagé tôt dans le mouvement national pour la libération du pays du joug colonial et devint vite l’un des principaux responsables qui a, notamment, mené l’attaque de la poste d’Oran en 1949 ainsi que d’innombrables batailles diplomatiques au niveau international. Il fut arrêté et emprisonné par les forces coloniales avec ses compagnons dirigeants du Front de libération nationale (FLN), le 22 octobre 1956 lors du premier acte de piraterie aérienne de l’Histoire commis par les autorités coloniales françaises. Il fut libéré à l’indépendance du pays et devint député à l’Assemblée nationale. Hocine Ait Ahmed est décédé le 23 décembre 2015 à l’âge de 89 ans, et fut enterré dans son village natal de Ath Ahmed, sis dans la commune d’Aït Yahia.
L. Zeggane














































