Revenir à la source de l’État

On concède petit à petit plus de prérogatives aux élus locaux, à la gestion de la cité ; l’objectif est d’en faire des responsables, des proconsuls, non pas uniquement pour pallier à l’urgence dans les affaires courantes mais aussi des pourvoyeurs de fonds de l’État.
Tout commence à ce niveau de la commune, la plus petite représentation de l’État, presque l’État lui-même à une échelle réduite. Là commence la collecte de l’impôt, la réglementation de la cité, la réflexion sur le devenir de la ville et des citoyens, mais pas que cela ; là aussi commence l’action à réaliser demain, la transposition du demain dans le champ visuel et la prévention des difficultés qui surgiront ultérieurement.
Dans les communes commence la relance du tourisme domestique, la préservation des terres fertiles et arables pour une agriculture de l’autosuffisance et l’élaboration des plans économiques et sociaux fiables, l’écoquartier et la ville intelligente. Le maire doit, dans cette perspective, agir et réagir en homme d’État, plus en petite tête d’affiche du quartier tout heureux de trôner sur ses milliers d’administrés.
Jusque-là, les élus locaux ont surtout brillé par les scandales, les détournements et la gabegie ; des centaines d’entre eux sont partis grossir les effectifs de la population carcérale. À l’État de savoir les outiller, de les préparer à un plan d’action auxquels ils seront soumis. De les former et de les formater à un cahier de charge et une obligation de résultats. C’est le grand chelem de ce contexte de récession…