Université Saâd-Dahleb de Blida

Résilience des villes suite aux catastrophes : Projet de convention entre l’université Saad-Dahleb de Blida et celle du Colorado

Un projet de convention est en préparation entre l’université Saad-Dahleb de Blida et celle du Colorado (USA) sur la Résilience des villes suite aux séismes et autres catastrophes naturelles majeures, a-t-on appris, jeudi, auprès de Pr. Houssam Nabil Mahmoud, maître assistant à l’université du Colorado.

«L’université du Colorado se prépare à signer prochainement une convention avec l’université de Blida 1 Saad-Dahlab, qui portera sur les moyens de prévenir et de réduire les dégâts potentiels suite à des séismes, avec la résilience de la ville sinistrée», a indiqué le Pr. Mahmoud, spécialisé en matière de résilience des communautés suite aux crises (séismes notamment). Le conférencier, qui intervenait à un workshop sur la «Résilience des communautés et infrastructures suite aux séismes et événements extrêmes», abrité par l’université de Blida 1, a signalé la «sélection de Blida, comme ville modèle pour la mise en œuvre de cette convention future». «L’équipe de recherche (des deux universités susmentionnées), désignée pour la réalisation de cette étude a déjà entamé la collecte des données sur la ville et ses infrastructures de santé et éducatives notamment», a-t-il fait savoir à ce propos. Cette convention future (prévue sous forme de recherches théoriques et appliquées), prévoit, toujours selon Pr. Houssam Nabil Mahmoud, la «réalisation d’une étude globale sur la situation des bâtisses, dans le secteur de l’éducation et de la santé, ainsi que leurs VRD (routes, eau, électricité), en vue de leur réparation avant la survenue d’une éventuelle catastrophe», a-t-il souligné. Il s’agira, également, a-t-il ajouté, d’»élaborer différents scénarios de simulation de séismes de différents degrés, en déterminant les dégâts potentiels, dans une tentative de les réduire (dégâts) à leur plus bas degrés possible, tout en diminuant la durée de la suspension des prestations sanitaires et éducatives, notamment», est-il expliqué. «Outre les bâtisses, les dégât causés par le séisme touchent également les personnels activant à leur niveau, ici les staff médicaux et les enseignants», a ajouté cet enseignant universitaire, plaidant, à ce titre, pour un»renforcement des effectifs de ces secteurs, particulièrement au niveau des zones exposées aux risques des séismes et autres catastrophes naturelles majeures «, a-t-il souligné. Selon Rafik Taleb, maître assistant à l’université de Blida, ce projet de convention prévue à la signature entre le laboratoire de génie civil de l’université de Blida et le laboratoire de génie structurel de l’université du Colorado, «requiert un budget de recherche commun entre les deux pays», signalant qu’une «demande de financement sera introduite, à cet effet, auprès de la Fondation scientifique nationale américaine, qui a affecté un programme à l’Afrique du Nord et à l’Algérie», a-t-il fait savoir. «En dépit du temps (trois ans), des efforts considérables et de l’importance des données, requis pour la réalisation de ce travail de recherche, ses résultats seront bénéfiques pour l’Algérie, ceci d’autant plus qu’elle est située dans une zone sismique», a- t-il, en outre, estimé. Une fois ce travail finalisé, a-t-il ajouté, ses résultats et recommandations seront présentés aux autorités publiques en vue de leur mise en application dans la ville modèle de Blida, avant leur généralisation à d’autres villes du pays.