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25 février 2024
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Reprise du dialogue inter-malien, à Alger : les acteurs s’activent

Dans la perspective de la reprise des pourparlers de paix inclusive inter-malienne, le mois courant, le gouvernement malien a organisé, hier, une rencontre d’information et de concertations avec les forces vives du pays. Rencontre qui a porté sur le «Projet d’accords pour la paix et la réconciliation au Mali».
Des représentants des partis politiques maliens de la majorité et de l’opposition, les organisations de la société civile, les autorités traditionnelles, des associations religieuses, des syndicats des travailleurs et les organismes de droits de l’homme ont pris part à la rencontre en question. L’objectif escompté est «d’échanger en profondeur et de recueillir les suggestions et recommandations des forces vives de la nation sur la synthèse appelée projet d’accord de paix afin de renforcer les capacités de négociations de paix à Alger». C’est ce qu’a indiqué le gouvernement malien, vendredi, dans un communiqué à propos de la dite rencontre. Pour rappel, le dialogue inter-malien, lancé officiellement en juillet 2014, à Alger, a pu progresser à travers les quatre rounds tenus à Alger, sous la médiation internationale menée par l’Algérie. Outre les représentants du gouvernement, six mouvements maliens ont pris part aux pourparlers d’Alger, à savoir le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawed (MNLA), le Haut-conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident). Les rounds précédents se sont tenus, pour rappel, sur la base de la teneur et la portée de l’Accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 et la Déclaration de cessation des hostilités signée le 24 juillet à Alger, par les acteurs maliens précités. Par ailleurs, à l’occasion d’une réunion sur la situation actuelle au Mali, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, vendredi, une résolution exhortant les parties maliennes, gouvernement et groupes armés engagés dans les pourparlers d’Alger, à reprendre sans tarder les négociations. Reprise «en vue de parvenir, dans les plus brefs délais, à un accord de paix global et sans exclusive qui s’attaque aux causes profondes de la crise que traverse le pays» précise-t-on. Les quinze membres du Conseil de sécurité ont invité les acteurs maliens à engager «avec une ferme volonté politique, dans un esprit de compromis et en toute bonne foi un dialogue de fond visant à aboutir à un tel accord». Demandant dans ce sens, aux parties maliennes de faire les concessions qui s’imposent, les membres du conseil précisent à ce propos «dans le respect de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de l’état malien». Rappelons que l’avant-projet d’accord de paix soumis aux parties maliennes engagées dans le processus d’Alger, de dialogue inter-malien se base sur une série de principes. Il s’agit du «respect de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de l’état du Mali, ainsi que de sa forme républicaine et laïque ; participation effective des populations à la gestion de leurs propres affaires à travers un système de gouvernance prenant en compte leurs aspirations et leurs besoins spécifiques ; rejet de la violence comme moyen d’expression politique; lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et les autres formes de criminalité transnationale organisée». Dans le cadre de la phase préparatoire du cinquième round de dialogue pour le règlement de la crise malienne, une réunion de concertation regroupant les représentants de l’équipe de la médiation , du gouvernement malien et des mouvements du Nord-Mali s’était tenue le 22 janvier à Alger pour consolider le cessez-le-feu dans le nord malien. Notons qu’à la rencontre précitée qu’a organisée, hier, le gouvernement malien, autour du projet d’accord de paix, celui-ci a été à l’ordre du jour, hier, d’un table ronde organisée par l’Alliance des démocrates patriote pour la sortie de crise (ADPS), un regroupement d’organisations et partis politiques dont la Convention Nationale pour une Afrique solidaire (CNAS-Faso Hèrè). Dans son annonce, jeudi dernier, de la tenue de la table ronde, il a été aussi question de la participation de l’ensemble des partis politiques notamment de la majorité et de l’opposition et des représentants des forces vives de la nation, a indiqué, vendredi, Mariam Sako, chargée de communication de la CNAS-Faso Hèrè.
Karima Bennour

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