La participation palestinienne à la 17e édition du Forum social mondial (FSM), qui se tient à Cotonou, au Bénin, a suscité un large élan de solidarité parmi les participants. Forte de huit membres venus de Cisjordanie et de la bande de Ghaza, la délégation palestinienne a multiplié les workshops, débats et rencontres pour alerter sur la situation humanitaire dans les territoires palestiniens et appeler la communauté internationale à faire rendre des comptes à l’occupation sioniste pour ses violations contre le peuple palestinien.
S’exprimant à la presse, le chef de la délégation palestinienne et membre du Forum social palestinien, Mahmoud Ahmed Hamada, a expliqué que cette participation vise avant tout à « porter la voix du peuple palestinien et à renforcer la présence de la cause palestinienne au sein des mouvements sociaux internationaux ». La délégation entend également fédérer le soutien international en faveur des droits du peuple palestinien et encourager les mouvements sociaux à travers le monde à poursuivre leur mobilisation. Mahmoud Ahmed Hamada a, dans ce contexte, appelé à « demander des comptes à l’occupation sioniste pour les crimes commis contre les Palestiniens, notamment le crime de génocide ». Les ateliers consacrés à la Palestine ont notamment permis de mettre en lumière la dégradation de la situation humanitaire et sanitaire en Cisjordanie et dans la bande de Ghaza. Aya Khatib, représentante du Groupe de travail humanitaire des jeunes en Palestine, a indiqué que les échanges ont porté sur l’insécurité alimentaire, la dégradation des services de santé et l’absence de soutien psychologique, ainsi que sur les conditions de vie extrêmement précaires auxquelles sont confrontées de nombreuses familles. Selon elle, les témoignages présentés lors des débats ont également permis de rendre compte de la situation en Cisjordanie, marquée notamment par les attaques de colons et les entraves à l’accès aux soins pour les malades. Ces échanges ont, selon Aya Khatib, suscité un « large élan de solidarité avec la cause palestinienne ». Elle a notamment relevé la surprise de nombreux participants face aux informations faisant état de la poursuite des bombardements dans la bande de Ghaza, alors que certains médias véhiculent l’idée d’une amélioration de la situation. De son côté, Sabrine Abdallah, représentante de l’Association palestinienne de secours médical (PMRS), a souligné l’importance du FSM comme espace permettant de sensibiliser les mouvements sociaux du monde entier aux souffrances du peuple palestinien. Le Forum constitue ainsi, selon elle, une tribune pour réaffirmer que « la cause palestinienne demeure la première cause de solidarité dans le monde ». À Cotonou, la présence palestinienne dépasse ainsi le cadre d’une simple participation à un rendez-vous altermondialiste. Elle s’inscrit dans une démarche visant à maintenir la question palestinienne au cœur des mobilisations de la société civile internationale et à renforcer les réseaux de solidarité en faveur des droits du peuple palestinien.
M. Seghilani













































