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Pour sécuriser l’eau potable à Mila : Un programme d’urgence de sept opérations

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Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a annoncé mercredi dernier, depuis la wilaya de Mila, le lancement d’un plan d’urgence structuré autour de sept opérations majeures. Visant à éradiquer définitivement les dysfonctionnements du réseau de distribution d’eau potable, cette initiative s’accompagne d’une profonde volonté de moderniser la gestion publique de cette ressource vitale et d’en renforcer la protection.

Une réponse immédiate aux besoins locaux

C’est en marge d’une visite d’inspection au barrage de Béni Haroun, dans la commune de Hamala, que le ministre a détaillé les contours de ce nouveau dispositif. Élaboré sur la base des propositions formulées par les autorités locales, ce programme d’urgence a pour vocation première d’améliorer le cadre de vie des citoyens en ciblant directement les « points noirs » de la wilaya.

Concrètement, ces sept opérations permettront de financer l’acquisition d’équipements indispensables à la mise en service des ouvrages hydrauliques déjà achevés. Le plan prévoit également d’importants travaux d’extension des réseaux actuels ainsi que la rénovation systématique des conduites vétustes, une étape cruciale pour limiter les déperditions et garantir un approvisionnement pérenne.

Le barrage de Béni Haroun, cœur névralgique de la région

La wilaya de Mila occupe une position stratégique sur la carte hydrique nationale, abritant le gigantesque barrage de Béni Haroun. Ce dernier alimente d’ores et déjà six wilayas de l’Est algérien en eau potable et d’irrigation, un périmètre qui s’élargira prochainement pour intégrer les wilayas d’El Kantara et de Biskra.

Sur le plan local, l’État a mobilisé des budgets conséquents pour raccorder 16 communes de Mila à partir de Béni Haroun et du barrage de Tabellout (Jijel). Lounès Bouzegza a fermement insisté sur la nécessité d’accélérer ces travaux, conformément aux directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, afin de rétablir rapidement un équilibre de distribution dans toute la région.

Vers une gestion numérisée et hautement surveillée

Au-delà des infrastructures lourdes, la tutelle mise sur la refonte des méthodes de gestion. Lors de son passage à l’agence commerciale de l’Algérienne des eaux (ADE) de Mila, le ministre a plaidé pour une accélération de la digitalisation, notamment à travers la généralisation du paiement électronique et le pilotage à distance des stations de pompage, à l’image de celle d’El Guenazaâ.

Pour lutter contre les raccordements illicites et les dégradations, une brigade motorisée a été déployée sur le terrain pour le recouvrement et la surveillance. Plus ambitieux encore, le ministre a annoncé la création imminente d’une véritable « police de l’eau », une unité spécialement dédiée à la répression des atteintes portées aux réseaux de distribution.

Des réalisations concrètes sur le terrain

La visite ministérielle s’est également traduite par l’inauguration de nouvelles infrastructures de proximité. Dans la localité de Marcho, sur les hauteurs de Mila, un nouveau château d’eau d’une capacité de 1000 mètres cubes a été officiellement mis en service. Cet ouvrage vient soulager directement les habitants du lotissement ayant accueilli les sinistrés du séisme de 2020.

Cette tournée d’inspection s’est ensuite poursuivie vers la commune d’Oued Athmania, où Lounès Bouzegza a examiné la station de pompage flottante du barrage réservoir local, avant de faire le point sur le projet de réhabilitation de la station de traitement des eaux usées de la collectivité, confirmant ainsi une approche globale de la gestion du cycle de l’eau dans la wilaya.

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