Accueil ACTUALITÉ Prochaine rentrée universitaire : des places pédagogiques pour tous, selon Hadjar

Prochaine rentrée universitaire : des places pédagogiques pour tous, selon Hadjar

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Intervenant dans le cadre du 60e anniversaire de la célébration de la Journée nationale de l’Étudiant, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a évoqué la prochaine rentrée universitaire. Tout en assurant que son secteur travaille d’arrache-pied pour réunir les conditions d’une rentrée «sereine», il a rassuré que les universités nationales sont en mesure d’accueillir tout le flux des lauréats du baccalauréat 2016. En effet, chaque année ou presque, les nouveaux étudiants qui ont fraichement obtenu leur sésame subissent le cauchemar dû à la déficience en matière des places pédagogiques. Cela étant dit, le premier responsable du secteur, chiffres à la clé, a rappelé d’emblée que la politique de l’État vise à garantir pour chaque étudiant une place au sein des établissements universitaires. Mais, il est bon de noter que le nombre de postulants à l’examen du baccalauréat pour cette année s’élève à 820 000, selon les prévisions du département de Hadjar. Avec les nouvelles infrastructures réalisées ayant une capacité d’accueil de 100 000 places pédagogiques et celles qui existent à travers les 48 wilayas, et à croire le même responsable qui s’est épanché, hier, sur les colonnes de l’Agence de presse nationale, fort est de constater que les 107 établissements universitaires et autres instituts et écoles de l’enseignement supérieur devront satisfaire tous les besoins en matière de prise en charge.
À l’heure actuelle, le réseau des infrastructures réparties sur l’ensemble du territoire national accueille quelques 1 500 000 étudiants, dont 60% de filles alors que le personnel encadreur s’élève à 5 700 enseignants universitaires, a détaillé l’ex-recteur de l’université d’Alger. Ce qui est, pour lui, un capital obtenu «grâce aux efforts soutenus de l’État algérien», en comparaison notamment à la période coloniale, lors de laquelle il en existait seulement trois universités qui ont une capacité d’accueil d’environ 2000 étudiants pour une grappe d’enseignants de quelques 250 personnes.
Selon le même responsable, donc, s’agissant de la prochaine rentrée, «nous nous employons aujourd’hui à préparer la prochaine rentrée universitaire qui est une étape importante et cruciale pour le secteur et la société. Comme tous les ans, le corps universitaire est à pied d’œuvre pour réunir les conditions d’une rentrée sereine», dira-t-il à ce propos. Au-delà de garantir une place pédagogique pour chaque étudiant, il y’a aussi le volet restauration et hébergement auquel faudra-t-il se pencher. À ce titre, justement, Hadjar n’a pas manqué de le souligner, en laissant entendre que son secteur s’attèle à étudier toutes les possibilités à même de mettre l’étudiant dans des conditions lui permettant de poursuivre une scolarité ordinaire. Précisément, pour ce qui est de la prise en charge en matière d’hébergement, le ministre a annoncé la réception début de la rentrée prochaine de 55 000 places.
D’autre part, le premier responsable du secteur est revenu sur deux autres problématiques qui suscitent l’inquiétude au sein de la famille universitaire. Il s’agit de la qualité de l’enseignement supérieur longtemps décriée pour ses carences ainsi que le système LMD. Devant cet état de fait, Hadjar a indiqué que les autorités du pays sont plus que jamais conscientes de l’enjeu que représente l’importance du «rôle stratégique de l’université» dans le développement multiforme du pays. Pour justement se mettre en phase avec les avancées technologiques du progrès dans le monde, il a assuré que son secteur œuvre à réunir toutes les conditions nécessaires à même de se mettre au diapason avec ce qui est en cours à travers les nouvelles donnes qui se présentent au développement scientifique et technologique au sein de la sphère universitaire.
Abordant le deuxième point inhérent au système LMD, le ministre a révélé que les recommandations retenues lors de la conférence nationale des universités élargie au secteur socio-économique ont été prises en incorporé dans le plan d’action 2016 du secteur. Mieux encore, ce plan a été inscrit au programme du gouvernent à l’effet de mettre en œuvre son contenu, a-t-il détaillé.
Parmi les points figurants dans ce plan, il y’a l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, le renforcement du cadre pédagogique, la consolidation de la relation université-secteur économique, l’amélioration des conditions de prise en charge des étudiants, la modernisation de la gouvernance de l’université, l’adoption d’une politique nationale de formation continue, garantir la lisibilité et la reconnaissance internationale des diplômes algériens à travers le monde entier…etc.
Farid Guellil

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