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23 février 2024
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Journée nationale de l’étudiant : pour un sursaut d’orgueil de la jeunesse

La Journée nationale de l’étudiant est célébrée cette année dans un contexte marqué par la constitutionnalisation des libertés académiques et de la liberté de recherche scientifique afin que l’université puisse participer pleinement à l’effort de développement durable du pays. La promotion de la recherche scientifique et du développement des technologies a été érigée en priorité par l’État dans la perspective de réunir les conditions d’un développement durable et de diversifier l’économie nationale et mettre fin à sa dépendance aux hydrocarbures. à la faveur de la Constitution amendée en février 2016, qui a constitutionnalisé dans son article 44 les libertés académiques et la liberté de la recherche scientifique, un Conseil national de la recherche scientifique et des technologies a été créé. L’article 207 de la Loi fondamentale stipule que le Conseil a pour mission, notamment, de « promouvoir la recherche nationale dans les domaines de l’innovation technologique et scientifique et de proposer les mesures permettant le développement des capacités nationales de recherche-développement. Sa mission consiste également à « évaluer l’efficience des dispositifs nationaux de valorisation des résultats de la recherche au profit de l’économie nationale dans le cadre du développement durable ». L’institution de ce Conseil fait suite à l’installation en novembre 2015 de l’Académie des sciences et des technologies d’Algérie (ASTA).
Cette académie est composée de 46 membres fondateurs (noyau constitutif), dont 11 femmes et 6 membres issus de la communauté algérienne établie à l’étranger, sélectionnés par un jury international. à terme, elle atteindra un total de 200 membres. L’Académie englobe 9 spécialités, dont les mathématiques, la chimie, la physique, les sciences médicales et les technologies de l’information. En tant que haute autorité scientifique du pays, l’ASTA a pour mission de « concourir au développement des sciences et de leurs applications, de conseiller les autorités gouvernementales dans ce domaine vital et de servir d’interface avec les instances scientifiques internationales ».
Le président de la République,. Abdelaziz Bouteflika, avait souligné que « l’Algérie, qui investit tant dans l’éducation et la formation de ses enfants que dans la recherche scientifique, attend des compétences nationales siégeant dans cette académie de faire avancer davantage encore le pays sur la voie des sciences et des technologies, véritables atouts d’un développement puissant dans tous les domaines ».
L’Algérie, qui ne disposait à l’indépendance que d’une seule université, en l’occurrence celle d’Alger, avec un effectif de 800 étudiants, est passée en 2016 à un nombre de 107 établissements universitaires accueillant près de 1,5 million d’étudiants.
Quelques 100.000 nouvelles places pédagogiques et plus de 55.000 lits devraient être réceptionnés à la prochaine rentrée universitaire, selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Un enseignement de qualité répondant aux besoins du pays
Lors de la Conférence nationale sur l’évaluation du système LMD (Licence-master-doctorat), organisée en janvier dernier, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a fixé comme priorités dans le programme d’action du secteur, à court et moyen terme, le renforcement des capacités de l’université, à travers la bonne gouvernance, en vue de répondre aux différents besoins. L’objectif du programme d’action est de « promouvoir le système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour le mettre au diapason des normes internationales et d’un enseignement de qualité », a-t-il expliqué au cours de cette conférence qui a réuni 800 participants représentant le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que des entreprises socio-économiques.
Il a ajouté que la Constitution « garantit les libertés académiques et la liberté de recherche scientifique dans le cadre de la loi et souligne le rôle de l’État dans la promotion et la valorisation de la recherche scientifique au service du développement durable ». Selon les conclusions de la conférence, la dynamisation de la réforme de l’université exige « un renforcement de la dimension professionnelle » des enseignements universitaires dans un cadre régissant la relation entre l’université et l’entreprise, afin de « concrétiser le principe de l’employabilité des diplômés ». Un rapprochement entre l’université et le secteur économique sera bientôt consacré à travers des textes de loi, a annoncé à cet effet le ministre de l’Enseignement supérieur.
Parmi les autres recommandations issues de la conférence, figure la nécessité d’actualiser les programmes d’enseignement appliqués dans le système LMD, d’améliorer son rendement par la révision des méthodes d’accession d’un palier à un autre, une réduction du nombre de spécialités en Master et l’application d’un seul modèle de Doctorat à l’échelle nationale.
Lazreg Aounallah/Aps

Bouteflika appelle la jeunesse à relever le défi économique
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a appelé hier la jeunesse algérienne à se mobiliser pour l’édification d’une économie affranchie de la dépendance excessive aux hydrocarbures et garantir la poursuite du processus de développement socio-économique. Dans un message à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de la journée nationale de l’étudiant (19 mai), le chef de l’État a affirmé qu’ « aujourd’hui plus que jamais, il est temps que notre jeunesse en général et notre élite en particulier se mobilisent pour être à l’avan-t garde de l’édification d’une économie affranchie de la dépendance excessive aux hydrocarbures et pour que nous puissions assurer la poursuite du processus de développement socio-économique qui a franchi jusque là un parcours remarquable ». Le Président Bouteflika a exhorté les jeunes à réagir dans un même élan que leurs ancêtres, durant la victorieuse Guerre de Libération, « et à être déterminés à relever ce défi au mieux de votre avenir et au service de la prospérité de votre peuple, la préservation de l’indépendance de votre patrie. Une indépendance dont la consolidation et la préservation passent par l’autonomie financière et surtout humaine, a-t-il ajouté. Par ailleurs, le Chef de l’État a souligné l’attachement de l’Algérie indépendante à ce que l’acquisition du savoir et des sciences par ses enfants soit un défi en tête de ses priorités comme une revanche sur la privation de notre peuple du savoir durant la période du colonialisme tyrannique et par souci d’armer les générations futures de science et de savoir pour leur permettre de contribuer amplement dans la grande bataille, celle de l’édification et du développement. La plus grande réalisation de l’Algérie indépendante demeure la formation dispensée à ses enfants tout au long des décennies depuis son indépendance, a affirmé le président Bouteflika, ajoutant que la fréquentation de ses écoles, instituts, centres de formation et universités au quotidien par un quart de sa population, en dépit de la conjoncture financière difficile qu’elle traverse du fait de la baisse considérable des cours du pétrole sur le marché international, en est la preuve la plus éloquente.
L. A.

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