Prix du véhicule local : L’Etat impose son droit de contrôle

Le dossier inhérent à l’industrie automobile national invite à nouveau à débat. Le gouvernement, qui a mis en place récemment un nouveau dispositif qui s’impose aux investisseurs dans ce secteur, est interpellé au sujet de la hausse des prix du véhicule fabriqué ou plutôt monté localement. Sur ce, «nous avons demandé à l’ensemble des constructeurs locaux de nous remettre les prix. Ces prix seront affichés et l’Etat veille à ce que les prix des véhicules montés localement ne soient pas supérieurs à ceux importés», a déclaré, hier en conférence de presse, le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Youcef, en marge d’une rencontre consacrée à la sous-traitance dans le domaine automobile. En effet, tout récemment encore, un haut responsable au sein du même département ministériel a passé en revue le nouveau cahier des charges portant encadrement de l’activité automobile en Algérie. L’une des clauses du texte prévoit le volet prix du véhicule fabriqué localement. Elle stipule que l’opérateur doit fixer un prix concurrentiel par rapport à celui pratiqué dans le marché extérieur. Même si, faut-il le souligner, cette disposition s’impose seulement au-delà de trois années d’activité. Par contre, ce qui est bien dans la déclaration du ministre, c’est que l’Etat impose désormais son droit de protéger les intérêts du consommateur national, qui se plaint de la cherté des prix du véhicule local, en dépit du déploiement de plus en plus vaste de l’industrie du montage automobile. Maintenant, si les règles de l’économie de marché veulent que ce soit la loi de l’offre et de la demande qui régisse les prix, il reste que l’État ne compte pas laisser faire les opérateurs et affirme au contraire jouer le rôle de régulateur dans l’affaire. «Si ce n’est pas au gouvernement de fixer les prix des véhicules montés localement, il n’en demeure pas moins qu’il est habilité à contrôler les prix pratiqués», s’engage Youcef Yousefi. En tout cas, le message du ministre ne risque pas de passer inaperçu chez les investisseurs automobiles, parmi ceux déjà installés, en voie de l’être ou bien ceux qui en ont l’intention d’investir. «Les cahiers des charges stipulent que les véhicules montés en Algérie ne doivent pas être plus chers que ceux importés», a-t-il rappelé le cadre de loi en vigueur.
M. Wali