Siège du FFS

Présidentielle de 2019 : Le FFS cherche-t-il un candidat consensuel ?

Le Front des forces socialistes a diffusé, hier, un communiqué dans lequel il revient sur son projet de consensus national. Son Présidium fait le bilan de l’initiative lancé en 2014 avec lequel il aborde les prochaines élections présidentielles. C’est plutôt un bilan positif qu’il tire des consultations menées avec partis politiques, du pouvoir et de l’opposition, ainsi que des composantes de la société civile, avec qui, le vieux parti d’opposition a voulu constituer un consensus national pour sortir le pays de la crise. «Le FFS a constaté que la position de la classe politique dans son ensemble a évolué d’une façon positive en prônant un dialogue inclusif et consensuel pour faire face aux difficultés grandissantes auxquelles est confronté le pays, rejoignant ainsi le projet de reconstruction d’un consensus national adopté par le FFS lors de son 5ème Congrès en mai 2013», pouvait-on lire sur le communiqué. Autrement, après s’être penché sur les aspirations et autres propositions émises avec les parties consultées autour de ce projet, dit «feuille blanche», le FFS constate une initiative qui débouche sur un consensus, si non un terrain d’entente, pour ainsi dire, sur lequel il serait possible de mettre en accord les partis de l’opposition et ceux du pouvoir. «À ce stade, le FFS se réjouit de la convergence des analyses de nos partenaires qui considèrent comme nous que le consensus est la solution», estime le parti, qui rappelle l’objet de son initiative qui tourne autour d’une recherche de solutions aux «problèmes étant multidimensionnels» qui «requièrent une approche globale, les questions politiques, économiques, sociales, culturelles et environnementales étant interdépendantes», a-t-il précisé. Dès lors qu’un consensus serait trouvé entre les parties consultées, le FFS s’engage dans une autre phase, consistant à exploiter les résultats des échanges effectués. Et, pourquoi ne pas «constituer la base d’une plateforme de consensus national, qui n’exclut pas, dans la mise en œuvre, la compétition entre les partis politiques», a-t-il indiqué.

Farid G.