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POUR ENDIGUER L’EPIDEMIE D’EBOLA : Le CDC appelle à une accélération des mesures de lutte en Afrique

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Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) a appelé à l’accélération des mesures d’intervention et de préparation en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda et dans dix autres pays à haut risque afin d’endiguer rapidement l’épidémie d’Ebola en cours.
Lors d’une conférence de presse en ligne, le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya, a indiqué qu’un total de 745 cas, comprenant à la fois les infections suspectées et confirmées, ainsi que 176 décès probables, avaient été signalés depuis que la RDC a déclaré sa 17e épidémie le 15 mai. « Nous avons deux pays touchés et dix pays à haut risque. Tous les autres pays africains, n’étant pas limitrophes des deux pays touchés, ne sont pas considérés comme à risque pour l’instant, mais en fonction de l’évolution de l’épidémie, nous pourrons revoir cette situation », a expliqué M. Kaseya. Le responsable a souligné les principaux défis opérationnels, notamment un délai de détection de quatre semaines pour les transmissions asymptomatiques avant confirmation officielle, un manque de contre-mesures médicales disponibles, une forte mobilité de la population, des infrastructures sanitaires fragiles, l’insécurité et un accès limité, ainsi que la désinformation et la méfiance.
« En matière de détection, il est fortement recommandé d’augmenter les capacités de diagnostic », a-t-il poursuivi. « Nous parlons d’une région où la mobilité est élevée et l’insécurité est grande. C’est la combinaison de ces deux facteurs que nous observons aujourd’hui, avec une propagation de cette épidémie qui dépasse nos prévisions ». Il a ajouté que le CDC Afrique envisageait de mettre en place une approche globale pour faire face à l’épidémie en « mettant en place une équipe, un plan, un budget et un modèle de mise en œuvre uniques », sous l’égide de l’équipe continentale de soutien à la gestion des incidents.
Se disant préoccupé par un risque accru de propagation régionale, il a déclaré que la dernière épidémie, initialement signalée dans la province de l’Ituri située dans l’est de la RDC, constituait désormais une urgence de santé publique menaçant la sécurité du continent. Le virus Ebola est très contagieux et peut provoquer des symptômes tels que fièvre, vomissements, diarrhée, douleurs généralisées ou malaise et, dans les cas graves, des hémorragies internes et externes. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les taux de mortalité liés à Ebola varient en fonction du sous-type viral.

Plus de 900 cas suspects en RDC
Plus de 900 personnes sont soupçonnées d’avoir contracté la fièvre hémorragique Ebola en République démocratique du Congo (RDC), a annoncé le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dimanche soir.
« A mesure que les efforts de surveillance sont renforcés dans le cadre de la lutte contre Ebola en RDC, plus de 900 cas suspects ont été identifiés à ce jour, dont 101 cas confirmés », a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus sur les réseaux sociaux. Dans un dernier bilan diffusé samedi, le ministère de la Santé du pays indiquait que l’épidémie avait causé 204 décès sur 867 cas suspects. Le pays a déclaré le 15 mai une épidémie de maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo, contre lequel il n’existe aujourd’hui ni vaccin, ni traitement spécifique, et qui présente un taux de létalité allant jusqu’à 50%.
L’OMS a déclenché une alerte sanitaire internationale. Ebola a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des 50 dernières années avec une mortalité fluctuant entre 25% et 90%, selon l’OMS.

Le Burkina Faso renforce ses mesures
Le ministère de la Santé du Burkina Faso a annoncé samedi le renforcement des mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola, tout en soulignant qu’aucun cas n’a été enregistré sur le territoire national à ce jour. Dans un communiqué officiel, le ministère indique avoir intensifié la surveillance épidémiologique, notamment aux points d’entrée du pays. Parallèlement, toutes les formations sanitaires ont été placées en état d’alerte afin de garantir la détection précoce de tout cas suspect. Les autorités sanitaires ont également annoncé le renforcement des capacités des laboratoires nationaux, y compris le déploiement de laboratoires mobiles pour confirmer rapidement toute suspicion.
Ces mesures s’accompagnent de la préparation des sites d’isolement et des circuits de prise en charge, ainsi que de la mobilisation du Centre des opérations de réponse aux urgences sanitaires. Tout en réaffirmant l’absence de cas d’Ebola au Burkina Faso, le ministère de la Santé appelle les populations à la vigilance et au respect des consignes sanitaires.
R. I.

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