Politiciennes et académiciennes animeront un colloque international : Le RCD débattra samedi sur « la lutte des femmes pour l’égalité »

Le RCD veut marquer fortement sa rentrée politique et se prépare pour la présidentielle 2019. La formation de Mohcine Belabbas se concentre sur les questions « progressistes», le monde du travail, les activités et luttes syndicales et les luttes des femmes pour l’égalité et plus d’implication dans la vie politique ; et cela afin d’emmener tous les «progressistes» groupés au rendez-vous 2019. Sur la même lancée, «les femmes progressistes en lutte pour l’égalité» sera le thème d’un colloque que le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) organisera samedi prochain à Alger, à la Mutuelle des matériaux de construction de Zéralda. Selon un communiqué du RCD, hier, ce colloque mettra en débat «la question de la femme et la recherche de synergies de lutte pour l’égalité, en associant des femmes connues pour leur combat et militantisme, en Algérie et dans les pays de l’Afrique du Nord». Pour ce parti se proclamant de tendance laïque, la lutte pour l’émancipation de la femme est «d’une actualité quotidienne et vise la citoyenneté pleine et entière qui passe par l’égalité dans les droits», précise-t-il dans son communiqué. Pour ce parti, des acquis ont été «arrachés en termes de droits et d’accès, à égalité avec l’homme, à des espaces économiques et publics, mais ils restent fragiles et sont à consolider», relevant qu’une «véritable égalité en droits impose aux femmes et à tous les militants de la démocratie et de la modernité la poursuite du combat». Le communiqué souligne que l’objectif de l’égalité en droits entre l’homme et la femme « est un des fondements » du projet du RCD et trouve son ancrage dans son programme politique. Les conférences porteront notamment sur les «cadres juridiques nationaux et conventions internationales : la réalité de l’application et de l’applicabilité des lois » et sur la femme dans l’espace public : violences et résistances ». Au programme également : des rencontres avec Louiza Aït Hamadouche, maitre de conférences à la faculté des sciences politiques et relations internationales (Université Alger 3), Khawla Ben Aïcha, députée à l’Assemblée des représentants du peuple (Tunisie), Najia Tazrout, universitaire et militante des droits des femmes (Maroc), Sana Abu Edjadj, coordinatrice des affaires féminines du parti Libya-El-Ouma (Libye), pour un débat sur «la participation des femmes à la vie politique ; entre textes réglementaires et réalités du terrain». Le programme des conférences-débats se poursuivra durant toute la journée de samedi avec un panel d’intervenants et d’universitaires d’envergure maghrébine, pour animer des thématiques spécialisées.
Hamid Mecheri