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PENURIES ET COUPURES FRÉQUENTES DE L’EAU DANS PLUSIEURS QUARTIERS D’ALGER : Les citoyens témoignent de leur calvaire

Plusieurs quartiers d’Alger connaissent, en cette période de grandes chaleurs une pénurie d’eau potable. Selon plusieurs habitants interrogés, l’eau n’a pas coulé dans leurs robinets depuis plusieurs jours. Ces derniers ont relevé également le problème de l’interruption de la distribution de l’eau pendant les deux journées de l’Aïd El-Adha.

Cela dure depuis le début de l’été, nous affirmera Kader, 62 ans, gérant dans une société d’articles sportifs située à Chéraga. Et d’enchaîner : «Ce n’est pas normal, ils nous laissent toujours dans la soif, c’est inconcevable !». Notre interlocuteur révélera, entre autres : «Nos robinets sont à sec depuis trois jours et nous ne recevons, ces jours-ci, qu’à raison de trois heures d’eau par jours». Pour sa part, un autre citoyen nous a fait savoir, qu’il n’y a pas eu d’eau chez moi depuis deux jours et pour avoir ce liquide vital, il fais, à chaque fois, le stock d’eau dans des jerricans ou bien dans bidons.»

Les habitants lancent un cri de détresse
«Nous vivons une situation alarmante et nous lançons un cri de détresse pour que les autorités concernées réglent notre problème  qui perdure depuis quelques mois», a signalé d’emblée Mustapha, un résident de Hai Moulahoum dans la commune de «Ouled Fayet». Et d’ajouter : «Pour cela, nous demandons l’aide des autorités concernées pour intervenir et régler notre problème».
Aussi et pour, Djllali, un père de famille rencontré à «Hai Moulahoum», la vie est devenue invivable : «nous payons les factures d’eau et nous ne recevons que quelques gouttes d’eau», dénonce t-il, tout en signalant, également la gravité de la situation, notamment en cette période de grandes chaleurs.
Ainsi, dans certains quartiers, comme à Chéraga et à Ouled Fayet, les perturbations dans l’alimentation en eau commencent, sérieusement à peser sur le quotidien des habitants. Selon d’autres riverains interrogés sur place, la crise d’eau a paralysé certains ménages qui se trouvent dans l’obligation de faire des déplacements dans d’autres localités pour s’approvisionner en eau ou acheter carrément les bouteilles d’eau minérales, ont-il souligné encore. Pour Sedik, un chef de famille, rencontré à Chéraga, cette période critique exige, pour être surmontée, de cotiser avec ses voisins pour acheter une citerne et stocker de l’eau.

Il n’y a point d’eau au moment du sacrifice du mouton
De même, les quartiers de Birkhadem, Ouled Fayet etc., étaient privés d’eau le premier jour de l’Aïd El-Adha au moment du grand sacrifice de l’Aïd. Certains riverains apostrophés, en colère, commençaient à perdre patience : «Vous imaginez, un Aïd sans eau … il n’ya pas de quantités suffisantes pour laver, nettoyer ou bien se doucher», déplore, Djamel, un jeune homme rencontré après l’égorgement de son mouton. Celui-ci déplorera, encore  : «c’est inadmissible de passer le premier jour du sacrifice sans une goutte d’eau».
Selon d’autres témoignages recueillis sur place, l’eau a été coupée tôt dans la matinée de l’Aïd El-Adha. Aussi ,d’autres nous ont confirmé que pour se procurer de ce liquide ils ont recouru aux camions- citerne pour nettoyer leurs bêtes sacrifiées ou bien les espaces consacrés au sacrifice.
Par ailleurs, et pour obtenir de plus amples informations concernant ces perturbations dans l’alimentation en eau, notamment durant la fête de l’Aïd, nous avons contacté, hier, un responsable de la Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (SEAAL). Ce dernier nous a orientés vers un responsable du département communication au niveau de cette entreprise. À son tour, celui-ci a fait savoir que la société en question devrait émettre un communiqué pour apporter des éclaircissements sur la situation. Peine perdue, puisque vers 16 heures, aucune information n’a été rendue publique à ce sujet, a-t-on constaté.
Mehdi Isikioune