Parade de l’ANP aux menaces extérieures : Vigie sur terre, mer et air !

Par Mâalem Abdelyakine

L’Armée nationale populaire n’a pas cédé aux chants des sirènes des puissances militaires qui veulent l’impliquer directement dans les conflits armés qui la ceinturent sur ses flans Sud et Sud-est (Mali et Libye) et veulent tirer profit de ses capacités opérationnelles, de son expérience dans la gestion du terrorisme, de sa position au centre de la méditerranée et de sa profondeur au cœur de l’Afrique.
Mais, l’Algérie refuse, depuis toujours, le rôle « pivot » régional qu’on veut lui faire endosser. L’ANP est soucieuse de garder les mains libres en toute indépendance et en toutes circonstances, respectant strictement les missions que lui assigne la Constitution : «  L’Armée nationale populaire a pour mission permanente la sauvegarde de l’indépendance nationale et la défense de la souveraineté nationale, elle est chargée d’assurer la défense de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays ainsi que la protection de son espace terrestre, aérien et maritime », stipule la loi fondamentale. Aujourd’hui les menaces qui pèsent sur les frontières algériennes ont propulsé les forces militaires de l’ANP au-devant de la scène régionale africaine, après une longue lutte victorieuse contre le terrorisme à l’intérieur. Cela dit, le Commandement militaire voit son approche de la crise malienne, libyenne et sahélienne en général d’une façon particulière. Ceci malgré que la France par exemple, a vainement insisté pour que l’Armée algérienne prenne part à l’expédition militaire menée au Mali par les troupes françaises contre les djihadistes qui sévissent dans ce pays.
L’Algérie, forte de son principe de non-ingérence dans les pays tiers ne pouvait évidemment pas s’inscrire dans les objectifs stratégiques des puissances occidentales, bien que ces dernières reconnaissent en elle un acteur incontournable dans la gestion des conflits africains, une puissance militaire régionale, un facteur de stabilité des deux régions troublées, le Sahel et le Maghreb. L’ANP, digne héritière de l’Armée de libération nationale dont elle a repris le flambeau, continue à véhiculer les valeurs du nationalisme et de fidélité aux chouhada.
L’ANP a fait donc de la  non-ingérence son credo. Au niveau politique et diplomatique, l’Algérie n’en démord pas non plus. Elle continue à défendre et à prôner le dialogue, seul moyen de règlement des conflits et sans effusion de sang. C’est à cela à quoi elle s’attèle depuis toujours, à l’image des crises malienne et libyenne, dont les scènes d’antagonisme se jouent aux frontières de l’Algérie. Alors en état d’alerte permanent, l’Armée algérienne veille au grain et reste plus que jamais vigilante à nos frontières.
M. A.