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Oran : Rush sur les équipements sportifs pour supporter le confinement

Un véritable rush sur les équipements sportifs a été constaté à Oran où nombre de citoyens, soucieux de préserver leur santé et supporter le confinement imposé dans le cadre des mesures préventives contre la pandémie du coronavirus, ont trouvé le moyen palliatif leur permettant de garder la forme et de vaincre l’ennui et l’anxiété nés de la pandémie.

En ces temps de confinement prolongé, chacun tente, à sa manière, de se débrouiller chez soi pour faire face à cette situation inédite en attendant de vaincre la pandémie du coronavirus (Covid-19) et retourner à la vie normale. Et, s’il y a une activité à laquelle s’adonne désormais la plupart des citoyens, c’est bien le sport, une activité du reste encouragée par les médecins vu qu’elle constitue un élément de taille pour le renforcement du système immunitaire de l’être humain. Mais, comme tous les espaces servant à la pratique de l’activité physique, à l’image des stades, salles de sports et autres espaces, même les forêts, sont tous fermés dans le cadre des mesures de prévention contre la propagation du Covid-19, la plupart des personnes se trouve co ntrainte ainsi de s’adonner aux exercices sportifs à domicile. Elles sont néanmoins parmi cette catégorie à ne pas se contenter de simples mouvements préférant opter pour l’endurance pour améliorer leur forme physique et surtout renforcer leur appareil respiratoire pour, éventuellement, avoir les ressources nécessaires leur permettant de «combattre» la pandémie si par malheur elles venaient d’être atteintes par le coronavirus, comme le conseillent d’ailleurs les spécialistes. Les équipement sportifs acquis font donc désormais les affaires des commerçants qui, bien qu’ils aient été contraints de baisser rideaux de leurs magasins, ne chôment pas. Mieux encore, ils voient leur chiffre d’affaire «boosté» par cette demande croissante de la part des citoyens qui ne s’empêchent pas de débourser même l’argent économisé en prévision du mois du Ramadhan pour l’achat d’un équipement sportif à même de leur éviter de sombrer dans l’ennui et surtout soigner leur forme physique en cette pénible période de confinement. Yahia, propriétaire d’un magasin d’articles sportifs à Oran, témoigne du «rush» enregistré sur les équipements sportifs, comme le tapis de course, vélo cardio, orbitrac, entre autres. «Depuis l’entrée en vigueur du confinement sanitaire, les commandes sur les équipements sportifs sont de p lus en plus en hausse. Je pensais pourtant qu’en fermant mon magasin j’allais être pénalisé, mais à ma grande surprise, mon activité a plutôt doublé», a-t-il déclaré à l’APS.

A quelque chose malheur est bon
L’intéressé profite notamment de la «flambée» des transactions conclues en ligne pour commercialiser son produit, qu’il avait eu du mal à épuiser avant cette période. «Je reçois des appels d’un peu partout, notamment de gens habitant dans l’Ouest du pays, surtout que je garantis aux clients le transport du matériel acheté jusqu’à leur domicile. Ca m’arrive ces derniers jours de transporter quatre à cinq équipements par jour pour des clients habitant dans les wilayas limitrophes en contre-partie de 1.000 DA chacun, comme frais suplementaires», a-t-il souligné. Selon Yahia, la demande sur les tapis de course est plus grande. Leurs prix varient entre 43.000 et 68.000 DA selon la capacité des charges à supporter (entre 100 et 120 kg). Il s’agit d’un matériel fabriqué en Chine et acheté auprès des vendeurs de gros à El-Eulma. Mme Houria d’Oran, qui se sert également des réseaux sociaux comme moyen pour commercialiser son produit, des équipements et matériels sportifs, dit avoir vu ses tapis de courses de 100 kg «épuisés en l’espace de quelques jours». Elle a fait remarquer que l a demande est très forte sur ce genre d’équipements, «sans doute en raison de son prix plus ou moins abordable (45.000 DA)». Après tout, a-t-elle fini par dire, «il s’agit d’un matériel dédié aux amateurs, car celui utilisé par les professionnels vaut bien sûr plus cher et il n’est certainement pas à la portée de tout le monde». Le fait d’être porté sur la pratique des activités sportives à domicile se veut être un réflexe né du confinement que les spécialistes applaudissent, souhaitant qu’il devienne une habitude ancrée dans les mœurs quotidiennes des Algériens car, comme dit l’adage, «à quelque chose malheur est bon», a commenté Mourad, qui vient de s’offrir un tapis de course, lui, qui n’a que rarement pratiqué une activité sportive.