Boudalia

Non-respect des objectifs officiels fixés par la loi d’orientation scolaire de 2008 : Un drame passé sous silence

La pédagogue et écrivaine sur l’École algérienne, madame Malika Greffou, a accusé les responsables chargés d’élaborer et de concevoir les manuels des cycles de notre système éducatif, de suivre la direction contraire que celle tracée dans la loi d’orientation scolaire de 2008. « La conception des livres scolaires n’a malheureusement pas suivi les objectifs officiels fixés par ladite loi, qui recèle plusieurs orientations intéressantes », a-t-elle soutenu, hier, lors de son passage à notre traditionnel « Forum du Courrier d’Algérie ». De prime abord, elle revient sur l’objectif fixé par la loi d’orientation scolaire de 2008. « Cette dernière vise à réhabiliter l’École algérienne en lui donnant une nouvelle mission. Elle consiste en la transmission d’un patrimoine culturel partagé (arabe et amazigh). « Or, sur le terrain », poursuit-elle, « cette mission n’est pas appliquée », pour dire que l’École algérienne souffre d’une déstabilisation. Car, sur la base d’une approche analytique de la pédagogie des manuels scolaires existants que madame Greffou a réalisé, elle conclut et indique qu’«hélas, ces derniers considèrent que l’enfant est comme «un lycéen miniaturisé». Plus explicite, elle évoque le terrible constat que tout le monde connait: «nos enfants sont obligés de mémoriser sans comprendre»… selon sa vision, donc, l’apprentissage d’une langue ne peut se faire que progressivement.
Par la suite, elle estime que « le fait de demander à un enfant qui rentre à l’école pour la première fois de passer directement à l’écrit représente déjà un choc pour lui». Justifiant ses dires, Madame Greffou, indique que « l’éducation préparatoire, comme son nom l’indique, et comme fixé dans les règles de la loi d’orientation scolaire, consiste à préparer les enfants n’ayant pas atteint l’âge scolaire à l’accès à l’enseignement fondamental. De par les objectifs qu’elle poursuit elle revêt une importance capitale pour les phases ultérieures de la scolarité». Elle ajoute dans ce sens que la loi d’orientation scolaire affirme que « l’enseignement fondamental assure un enseignement commun à tous les élèves, leur permettant d’acquérir les savoirs fondamentaux nécessaires et les compétences essentielles ».
Mohamed Amrouni