Saïd-Bouhadja

«Ni dissolution de l’APN, ni report de l’élection présidentielle», dit Ould Abbès : La parenthèse Bouhadja définitivement fermée ?

Le Secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, a mis fin, hier, à deux rumeurs de poids institutionnel que le sont notamment une dissolution de l’Assemblée populaire nationale, et en conséquence un report de l’élection présidentielle de 2019, telles que suggérées par des lectures politico-médiatiques au lendemain de la crise qui continue à secouer les affaires de l’APN.

Intervenant en conférence de presse, tenue au siège de son parti à Hydra (Alger), l’actuel vice-président du Conseil de la nation a assuré que les travaux de l’APN seront repris aujourd’hui et dit que les délais qu’il conviendrait à fixer à l’échéance présidentielle à venir seront respectés.
«Les élections présidentielles seront organisées dans les délais arrêtés par la Constitution. Il n’y aura aucun recul là-dessus. Le débat sur la question est clos», a répondu le chef du FLN aux rumeurs charriées des suites du malaise prévalant au sein de l’APN. Par là, il s’agit, pour Ould Abbès, d’évacuer la polémique suscitée à ce sujet après la mise sous scellés du siège de l’APN et la déclaration de vacation du poste de troisième personnage en haut de la hiérarchie de l’État.
Un feuilleton qui aura duré trois semaines entamé par un divorce crument consommé entre le président de l’APN, Saïd Bouhadja, d’un côté, et la majorité parlementaire de l’autre, qui l’a sommé de remettre sa démission après lui avoir notifié, dans un premier temps, un retrait de confiance et une levée de couverture politique.
Et si des lectures suggèrent un report d’un rendez-vous aussi important qu’une présidentielle, c’est parce qu’il y a derrière le doute qui planait sur l’avenir de la deuxième chambre du Parlement national.
En effet, ses travaux étant gelés des suites du blocage provoqué par la position ferme de Bouhadja quant à renoncer à son poste comme revendiqué par la majorité des députés de l’allégeance présidentielle, il y est évoqué un chamboulement de l’agenda institutionnel de l’État. Et Ould Abbès a bien saisi le parallèle entre les deux questions auxquelles il oppose un rejet catégorique.
«Il s’agit de la position du parti. Il n’y aura ni une dissolution de l’Assemblée, ni un changement des délais constitutionnels liés à l’élection présidentielle. À présent nous suivons la situation de l’Assemblée de très près.
D’ailleurs, je le souhaite en tout cas, le problème sera réglé dans les prochains jours», a-t-il indiqué comme pour mettre fin à la supposée dissolution de l’APN. Ould Abbès en veut pour preuve à ses affirmations, la reprise, aujourd’hui même, des travaux de l’APN sous la présidence du bureau de cette institution. Une instance, du reste, qu’il qualifie de «légitime», allusion à la présence peu-probable de Saïd Bouhadja à la plénière.
Farid Guellil