Innondations à Constantine

Morts et inondations à Constantine, Annaba et Djelfa : Les Collectivités locales mises à l’index

De Bab El-Oued à Constantine, près d’une vingtaine d’années sont passées, mais les dysfonctionnements, l’incurie et l’irresponsabilité demeurent inchangés. Ainsi, en quelques minutes de grosses pluies, deux jeunes enfants ont trouvé la mort à Djelfa, et deux autres personnes, un homme et son épouse, ont également trouvé la mort dans les inondations à Hamma Bouziane à l’ouest de la wilaya de Constantine. Les victimes, âgées de 30 et 50 ans, étaient à bord de leur véhicule. Des pluies mille fois plus importantes ont été enregistrées ailleurs, en Europe surtout, sans qu’elles ne fassent autant de dégâts et de morts. Les collectivités locales ont été largement écornées par les citoyens qui dénonçaient unanimement, sur les réseaux sociaux, une incurie chronique, et affirmaient à l’unisson que « pendant l’été, aucun type de travaux n’a été entrepris pour dégager les regards d’égouts afin d’évacuer rapidement les eaux de pluie qui s’entassent». Le wali de Constantine Abdelsamiâa Saidoune a reconnu lui-même que les inondations ont été provoquées par des pluies torrentielles qui n’ont duré qu’une dizaine de minutes. Les mêmes résultats calamiteux ont été enregistrés récemment à Tébessa, après des pluies torrentielles, accompagnées de grêle, qui se sont abattues sur la ville. Les crues ont inondé de nombreux quartiers créant une panique parmi les habitants. Un enfant de cinq ans est décédé. Ces inondations ont également engendré des dégâts «considérables» sur le réseau routier et emporté plus de 50 véhicules touristiques, a ajouté le responsable local de la protection civile. Donc, réellement, il y a problème. Qui est responsable de la gestion de la cité ? Les collectivités locales ? Plus précisément, qui était censé veiller à ce type de problème ? Tout le monde et au final personne. Les collectivités occidentales préparent les crises avant qu’elles ne surviennent, et planifient plusieurs plans pour évacuer les populations, évacuer les eaux, canaliser les pluies et les diriger vers les égouts. C’est le BABA de la gestion de la cité.
I.M. Amine