Nassima Saïfi

Mondiaux de Para-athlétisme : Saifi en argent et Djelal en bronze

Les athlètes Nassima Saifi et Safia Djelal ont offert à l’Algérie deux autres médailles, une argent et une bronze, lors de la 6e journée des épreuves du mercredi, aux Championnats du Monde 2019 de Para-athlétisme, qui devront prendre fin vendredi à Dubaï (Emirats arabes unis).
Engagés au concours du lancer de poids, classe F56/57, Nassima Saifi a pris l’argent grâce à un jet à 10,32m, à son 3e et dernier essai réussi, sur les six autorisés. C’est la seconde médaille de Saifi lors des joutes de Dubaï, après l’or obtenu au disque (F56/57), avec à la clé un nouveau record (35.76m). De son côté, Safia Djelal a pris le bronze au poids, après les 10,10m, assurés à l’unique essai qu’elle a réussi. C’est la seconde médaille de bronze que Djelal remporte après celle obtenue au disque. En revanche,Nadia Medjmedj, 3e algérienne engagée au concours, s’est contentée d’une 7e position avec un jet à 9,37m, réussi à sa 3e tentative. Le titre mondial du lancer de poids, classe F56/57, est revenu à la Mexicaine et doyenne du handisport dans son pays, Ortiz Hernandez Maria De Los A. qui a remporté le concours avec un jet à 10,61m, qui constitue sa meilleure performance de l’année. Lors de cette 6e journée des Mondiaux de Dubaï, le sprinteur algérien Salah Khelaifia s’est qualifié pour la finale de l’épreuve du 100m, classe T13, après avoir remporté sa série (la 3e), en 11.17, devant le Polonais Jakub Nicpon (11.18). Les deux premiers des trois séries au programme, plus les deux meilleurs temps se rencontreront, mercredi en soirée, pour disputer le podium de l’épreuve. Au classement provisoire des médailles, l’Algérie pointe à la 13e position avec 11 médailles (2 or, 5 argent et 4 bronze). La Chine mène les débats avec un total de 41 médailles (17 or, 17 argent, 7 bronze), devant le Brésil (10 or, 6 argent, 10 bronze) et l’Ukraine (9 or, 5 argent, 5 bronze).

Berrahal «très déçu», promet de rebondir
L’athlète Mohamed Berrahal, qui n’a pu se classer en finale du 100m, classe T51, des Championnats du monde-2019 de para-athlétisme à Dubaï, s’est dit «très déçu» de sa contre-performance dans une de ses spécialités, promettant de se racheter dès mercredi lors de sa prochaine épreuve. «Je ne trouve pas les mots pour décrire ma déception.
Depuis les jeux Paralympiques de Londres en 2012, j’étais toujours sur le podium de cette épreuve dans toutes les compétitions internationales auxquelles j’ai pris part. Je n’arrive pas à expliquer mon ratage», a regretté le médaillé de bronze des Mondiaux-2017 à Londres, contacté par l’APS. En finale du 100m (T51) des Mondiaux de Dubaï, Berrahal a été disqualifié pour «faute technique», après la ligne d’arrivée qu’il a franchie en 5e position en 22.72. «Sur le coup, c’était une mission non-accomplie car je voulais remporter une médaille qui m’encouragerait à continuer le travail pour les prochains Paralympiques de Tokyo (…) Mais je dirais que c’était écrit quelque part que je rate ma sortie», a philosophé Berrahal. Après une journée de repos, le champion d’Afrique algérien dans sa spécialité, est revenu à de meilleurs sentiments grâce au soutien de son entraîneur Abdelhak Kassouri et des membres de la délégation qui lui ont conseillé d’oublier le 100 m et de se concentrer sur la prochaine épreuve.
«Je pense que je me suis remis de la déception de jeudi dernier. Je me concentre maintenant sur la finale du 200 m. J’ai eu presque six autres jours d’adaptation et d’entraînement. Je serai en face des mêmes adversaires que je connais bien, je vais courir avec l’envie et surtout le devoir de réaliser une bonne performance pour ne pas avoir de remords plus tard», a promis Mohamed Berrahal.
Sur le 200 m, l’Algérien aura en face notamment les médaillés du 100m à Dubaï, respectivement le Finlandais Toni Piispanen, le Belge Peter Genyn et le Mexicain Navarro Sanchez. Il est important de signaler que la dernière épreuve du 200m, classe T51, d’un Championnat du monde s’était déroulée en 2013 à Lyon (France), et le titre était revenu au Mexicain Navarro Sanchez.