Marché pétrolier mondial : L’or noir toujours sous pression

La réduction de la production de pétrole, décidée par l’OPEP et ses partenaire signataires de l’Accord (OPEP+) début décembre, à Vienne, et appliquée dès le mois suivant, c’est-à-dire janvier, a soutenu les cours de l’or noir sur le marché international, même si les craintes sur l’économie persistent, risquant même d’influer, vers le bas, sur les cours.

Hier, le baril de Brent de la mer du Nord reprenait 1,2% de sa valeur, à midi, pour toucher la barre des 59,7 dollars, et le WTI américain a progressé pour marquer le seuil des 51,1 dollars. Et c’est à partir d’Abu Dhabi, où il a pris part, hier, à une conférence sur le développement durable, que le ministre saoudien de l’Énergie, Khaled El-Faleh, a déclaré aux journalistes qu’il était convaincu que «l’impact de la décision» prise décembre dernier, par le Cartel et ses partenaires, dont la Russie, de réduire la production de 1,2 million de barils par jour, «sera très forte» a-t-il indiqué. Le cours du marché de l’or noir semble maintenir le cap vers le haut, entamé depuis le début de l’année en cours, en réaction notamment au risque de guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, considérée moindre, ce qui a calmé les inquiétudes en raison, rappelons-le, des nouvelles sur les négociations entre ces deux pays. Même si les révisions, à la baisse, des prévisions de croissance économique, dont dépend, en fin de compte, la consommation de l’or noir, le prix n’a pas enregistré une baisse considérable voire une dégringolade, notamment avec l’entrée, début mois courant, de la réduction de la production de 1,2 million de b/j, décidée par l’OPEP+ non-OPEP. Ces derniers qui détiennent, faut-il le noter, plus de la moitié de la production mondiale d’or noir, avaient convenu, début décembre 2018, à Vienne, de se réunir les 17 et 18 avril prochains, afin d’estimer leur politique de réduction de la production et peut-être bien avant ces dates, selon l’agence Bloomberg, qui a indiqué qu’il sera question de «rencontres en mars et en avril, ce que l’Arabie saoudite envisagerait avec optimisme». L’Opep et ses partenaires, dont la Russie, ont pris rendez-vous pour les 17 et 18 avril à Vienne afin d’estimer si leur politique de réduction de la production doit être maintenue ou amendée, selon des informations de l’agence Bloomberg qui cite le secrétaire général de l’Organisation, le Nigérian Mohammed Barkindo. Par ailleurs, les données hebdomadaires sur les réserves et la production aux États-Unis, seront publiées aujourd’hui, par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA). Des résultats, qui impacteront, ces jours-çi, les cours de l’or noir. Les prix du pétrole remontaient, hier, en cours d’échanges européens alors que l’Opep prépare sa prochaine réunion, outre que le ministre saoudien de l’Énergie s’est dit «optimiste» sur la direction des prix, grâce, a-t-il soutenu, «aux efforts du groupe (OPEP+ non-OPEP: ndlr).»
Karima Bennour