Bouira

MALGRÉ UN FROID GLACIAL : Marche grandiose à Bouira

Le chef-lieu de la wilaya de Bouira a été hier le théâtre d’une marche populaire qui a drainé des centaines de milliers de citoyens, tous âges et sexes confondus, pour exiger le départ du système en place et dire non au plongement du 4e mandat du président Bouteflika. Pour cette cinquième marche qui a eu lieu sous une pluie battante et un froid glacial les manifestants ont opté pour une meilleure organisation, soit un carré pour chaque région de la wilaya, et ce dans le but de mieux s’organiser et maîtriser la manifestation. Les marcheurs qui brandissaient des banderoles, des pancartes et des drapeaux frappés de couleurs nationales et amazighes ne cessaient de scander des slogans anti-pouvoir et contre le prolongement du mandat présidentiel. Mais aussi pour afficher le rejet de la rue de la participation à la marche des partis au pouvoir, comme le FLN et le RND, au mouvement populaire notamment, comme cela a été annoncé par les responsables des ces formations politiques. Les marcheurs ont sillonné à travers cette marche les plus importants quartiers de la ville pour se regrouper autour de la stèle de l’Emir Abdelkader, sise au centre-ville. Sur place les manifestants scandaient les mêmes slogans en entonnant des chansons révolutionnaires et nationales sous des applaudissements, le tout sur fond à la fois de maturité politique et d’ambiance familiale bon enfant. À retenir de cette marche, et pour la troisième fois de suite, les éléments des services de l’ordre en tenue ont brillé par leur absence. Aucun policier n’aura été aperçu durant toute la manifestation, qui s’est déroulée, encore une fois, il faut le dire, dans le calme et la sérénité. Preuve en est, aucun incident n’a été enregistré lors de cette marche et les manifestants se sont dispersés dans le calme à la fin de la journée, tout en promettant de revenir à la charge par une action similaire vendredi prochain. À moins que les Algériens sentent quelque chose de satisfait dans leurs revendications, hautement politiques, menées depuis un mois de cela maintenant.
Omar Soualah