Algérie-Maroc

LETTRE DES JM : Des Jeux qui continuent de faire sensation

Oran qui continue de cuver goulûment la joie des jeux, a vécu mille et une sensations durant la journée de mardi. Les Oranais ont compati à la douleur des jeunes footballeurs qui ont fait preuve de naïveté face à des Marocains, roublards et un tantinet provocateurs.

Ils se sont certes inclinés mais c’est une défaite qui doit les pousser à se surpasser jeudi pour battre les Français et passer au deuxième tour. Les jeunes algériens ont fait preuve d’une fougue démesurée qui les a poussés à commettre des erreurs fatales et surtout à perdre un des leurs, expulsé par l’arbitre. Mais qu’à cela ne tienne, les protégés de Slatni nous doivent bien un sursaut jeudi face aux Français. Et à propos des Bleuets, le public du stade Zabana a créé l’évènement en se rangeant du côté des Espagnols face aux Français. Les Ibères n’ont rien compris à cette attitude du public qui leur a été d’un grand soutien durant la rencontre ce qui a fait dire à un accompagnateur de la Roja, « j’ai l’impression que nous jouons à Valence ».
Les Oranais ont également compati à la douleur de la jeune karatéka qui a échoué en finale. Ses larmes et ses propos au micro d’une chaîne de télévision ont fait fondre plus d’un. Courage ma fille, aussi bien les Oranais que le peuple algérien où votre mère continueront à vous soutenir. Personne ne t’en voudra et l’avenir est tout devant toi. El Bahia a ouvert dans la matinée ses bras au conteur Amine Missoum qui a fait une ballade dans la ville avant d’aller taquiner armé de son bendir les voyageurs du train qui partait vers Alger. Ce furent des moments d’échange entre cet artiste et son public qui a quitté la gare de la ville, le cœur léger et surtout avec la promesse de revenir un jour humer l’air marin de cette cité méditerranéenne. En soirée, le festival de la musique Rai a continué à drainer la grande foule. Les travées du théâtre de verdure Hasni Chakroun ont accueilli la grande foule venue se déhancher ou plus encore revivre les grands tubes du genre. Houari Benchenet, El Hendi et Zahouania ont offert un beau récital des œuvres immortelles de ce genre de musique qui a failli, disparaitre un jour à cause de la rude concurrence d’airs nouveaux nés des progrès technologiques.
L’esplanade de Sidi M’hamed et le jardin méditerranéen ont, comme à leur habitude accueilli des familles qui ont fait le plein de fraîcheur mais aussi apprécié les rythmes de musiques Tindi, Targuie ou encore de Karkabou. Des étrangers qui ont accompagné des délégations participantes qui ont fait une balade dans ces espaces de promenade ont fait le « buzz » en se mêlant à la foule de danseurs pour vivre la transe jusque très tard dans la nuit. Un jeune serbe s’est même fait appeler Houari lui qui est devenu, l’espace d’une soirée, un maître de Lalaoui.
Slimane B.