Harraga

Les dépouilles des deux algériens morts noyés en Italie rapatriées demain : Un débat national sur la malvie des jeunes en gestation

Les dépouilles des deux Algériens, morts noyés au large de Cagliari (île de Sardaigne), en Italie, seront rapatriées demain, a déclaré hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali-Cherif. «Dès l’annonce, par la presse italienne, le 17 novembre dernier, d’une information portant sur le naufrage d’une embarcation au large de la Sardaigne, nos services diplomatiques et consulaires en Italie ont entrepris des démarches auprès de toutes les institutions et administrations italiennes compétentes (MAE, service de l’immigration au ministère de l’Intérieur, autorités judiciaires et Police) à l’effet d’identifier les naufragés (morts et rescapés)», a précisé Benali-Cherif dans sa déclaration diffusée via l’agence officielle.
«À l’issue d’une procédure longue, suivie et accompagnée au jour le jour par notre ambassade à Rome et les services centraux du MAE, en coordination avec les familles des victimes, l’identification des deux corps repêchés a pu être établie, le 28 novembre 2018», a-t-il ajouté.
«Le procureur territorialement compétent a autorisé, le 4 décembre courant, la libération des dépouilles, à la faveur des démarches diligentes de notre ambassade à Rome», a-t-il ajouté, affirmant que «les procédures afférentes au rapatriement des dépouilles ont été finalisées. Leur arrivée à Alger est prévue ce lundi 10 décembre 2018».
Lors de son passage au Forum du Courrier d’Algérie, le président de l’Alliance internationale des compétences algériennes à l’étranger, M’hamed Benkherouf, psychologue de formation, spécialiste des questions de la migration, lui-même expatrié, résidant en France, avait longuement décortiqué le phénomène de la «harga», pour faire ressortir les causes et les effets. Après le Forum, il avait été sollicité par plusieurs partis politiques pour animer des conférences sur le phénomène. D’autres associations ont émis aussi le souhait de débattre du phénomène à l’échelle nationale, impliquer tous les intervenants aptes à apporter des réponses sérieuses aux questions lancinantes que posent les jeunes quant à leur devenir et faire en sorte que les autorités du pays parrainent pareille initiative.
Pour Benkherouf, on doit répondre aux questions qui se posent comme autant de points d’interrogations brûlantes : «Elle est où, ma place dans la société algérienne ? Car en fait, «le jeune se sent indésirable chez lui et dans la société». Triste constat.
I.M. Amine