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Un rapport sur la situation sécuritaire dans le monde l’encense : L’Algérie remporte la bataille sur la menace terroriste

Alors que le terrorisme ne cesse d’augmenter dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et grace à l’amélioration du climat sécuritaire dans le pays, l’Algérie s’est taillée une pôle position dans le classement des pays les plus exposés aux menaces terroristes. En effet, dans le dernier rapport de GTI (l’Indice Global du Terrorisme), l’Algérie a été sériée à la 54e place sur 163 pays, contre la 42e place en 2016, avec un nombre total de 13 attaques, huit décès et 19 blessés, enregistrant un recul très significatif de la violence terroriste faisant de l’Algérie comme l’un des pays les plus sécurisés au monde.

L’Algérie, qui a connu l’apogée de l’horreur islamique depuis les années 90, s’en éloigne de plus en plus et la cause d’un tel progrès est liée à la conjugaison de plusieurs facteurs, estime le dit rapport qui rappelle que c’est incontestablement, l’approche algérienne dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent qui donne ses fruits. Dans ce contexte, le département d’État américain, dans son dernier rapport sur le terrorisme dans le monde, publié à Washington, a mentionné que l’Algérie a poursuivi des efforts significatifs pour prévenir l’activité terroriste à l’intérieur de ses frontières, indiquant qu’il ne se passe pas un jour sans que le ministère de la Défense nationale ne rende public un communiqué annonçant des saisies d’armes et de munitions, notamment aux frontières sud du pays, des redditions de terroristes et de destruction de casemates. Le même rapport a révélé que certains analystes estiment que les pertes continues subies par les groupes extrémistes ont considérablement réduit la capacité des groupes terroristes à opérer en Algérie. Il est indiqué qu’un tel progrès ne serait pas possible sans l’implication et l’engagement francs des services de sécurité dans leur mission de lutte contre le terrorisme, mettant en lumière l’approche adoptée par l’Algérie qui inclut des programmes de réhabilitation et d’intégration, tels que la dépolitisation des mosquées, la réaffirmation de la tradition sunnite qui promeut la tolérance et la paix, et le renforcement du rôle des mourchidate dans la prévention de l’extrémisme violent.
On y estime que dans cette entreprise de déradicalisation, l’Algérie a combiné des mesures à la fois politique, économique, sociale, culturelle et religieuse et impliquant toutes les institutions et les citoyens. Nonobstant, il ne s’agit pas de crier, pour autant, victoire contre ce fléau transnational, estime le coordinateur de la lutte antiterroriste au département d’État américain, Nathan Sales, faisant remarquer que malgré les succès enregistrés, le paysage terroriste est devenu plus complexe en 2017, d’où il ressort que du terrorisme on n’en guérit jamais complètement. À noter que l’Indice global du terrorisme indique également que la Somalie et l’Égypte ont enregistré la plus forte augmentation du nombre de décès en 2017: les attentats en Somalie ont fait 587 morts et en Égypte 311 morts, mentionnant, par ailleurs que cinq pays, dont l’Afghanistan, l’Irak, le Nigeria, la Somalie et la Syrie, ont enregistré plus de 1000 décès, tandis que 19 pays ont enregistré plus de 100 décès. Il y est précisé que les décès dus au terrorisme ont augmenté de 93% en Somalie entre 2016 et 2017. Après l’Irak, l’Afghanistan arrive en deuxième position de ce classement, avec le plus grand nombre de morts l’an dernier. (4653).
Zacharie S. Loutari