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Législatives : les vases communicants

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On ne peut pas dire que les sièges de l’APN ne sont pas attirants. Dans son bilan final de dépôt de candidatures aux élections législatives du 2 juillet prochain, l’ANIE (Autorité nationale indépendante des élections) a précisé, tard dans la soirée de samedi dernier, que le nombre global des candidats s’élève à 10.696. Ce chiffre comprend les circonscriptions électorales à l’intérieur du pays ainsi que celles à l’étranger. Plus en détail : le total des sièges à pourvoir est de 422 au lieu de 407. Ceci avec l’intégration des 11 nouvelles wilayas et le passage à 12 sièges au lieu de 8 pour les représentants des algériens établis à l’étranger. L’engagement des formations politiques est tout aussi important. C’est même un retour en force. Ils sont 32 partis politiques plus une alliance de partis à présenter leurs candidats alors qu’en 2021 ils n’étaient que 12. Autant dire tous les partis, sachant qu’au total ils étaient 35 à avoir retiré leurs dossiers plus une coalition. La seule partie en baisse est constatée parmi les candidats indépendants. Une baisse en apparence seulement car beaucoup d’indépendants de la précédente législature étaient issus de partis « absents ». Aujourd’hui que ces partis ont renoué avec le « jeu collectif », leurs « indépendants » sont retournés à la « maison ». C’est le principe des vases communicants. La nouvelle législation n’est pas étrangère à ce « retour ». La menace de dissolution après deux « absences » est visiblement dissuasive. Ce qui est très positif puisque cela contribue à clarifier le jeu politique. Pour ne plus avancer masquer. L’autre point, non moins intéressant à relever, concerne les dossiers rejetés. L’ANIE n’a pas précisé les motifs mais a rappelé la possibilité, pour ceux qui sont concernés, d’introduire des recours dans les « trois jours à compter de la date de notification de la décision du rejet ». Elle a ajouté que « l’opération de dépôt de nouvelles candidatures se poursuivra jusqu’à un délai fixé à 25 jours avant la date du scrutin… (tandis que) …le dernier délai pour le dépôt d’une nouvelle candidature est fixé au 6 juin 2026 ». Concernant le nombre de femmes et de jeunes parmi les 10.696 candidats, l’ANIE ne s’est pas encore prononcé. Cependant, le parti TAJ (Tajamou Amel El Djazaïr), présidé par Mme Fatima Zohra Zerouati, l’a fait, samedi dernier. Ce parti affirme avoir atteint le « taux de 40% de représentation des femmes dont trois sont têtes de liste…tandis que le taux de représentation des jeunes a atteint 55%, avec plus de 80% d’universitaires ». Un beau tableau à relativiser (les pourcentages sont des « cache-misères ») puisque le parti ne sera présent que dans 5 wilayas du pays tandis qu’à l’étranger il aura des candidats à Marseille et Lille en France. On en saura plus à ce sujet, dans peu de temps, sur les autres formations. Mais déjà, ce bilan confirme que les nouveaux textes sur la pratique politique commencent à produire leurs fruits. Sur cette lancée, une appréciable participation des électeurs, n’est pas à écarter !
Zouhir Mebarki

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