Air Algérie

LE TRIBUNAL DE DAR-EL-BEIDA JUGE LE PRÉAVIS DE GRÈVE DES TECHNICIENS D’AIR ALGÉRIE D’«ILLÉGAL» : Le SNTMA tente de démonter l’argument judiciaire

Les travailleurs structurés dans le Syndicat national des techniciens maintenance avion de la compagnie aérienne Air Algérie (SNTMA), reviennent à la charge pour désavouer, cette fois-ci, et la direction de l’entreprise et le Tribunal de Dar El Beida, qui a rendu son verdict, le 21 octobre dernier, jugeant le préavis de grève des protestataires d’ «illégal». Cet énième épisode judiciaire opposant les salariés-techniciens à la direction de l’entreprise aérienne publique remonte à juillet dernier, lorsque l’administration a déposé plainte en référé près la Chambre sociale du tribunal de Dar El Beida, au motif que le SNTMA n’«a pas respecté le délais de 21 jours de préavis de grève». Suite à quoi, la cour judiciaire a rendu son jugement par lequel elle a débouté les syndicalistes pour plusieurs raisons. Ainsi, selon un communiqué rendu public hier par le SNTMA, il est reproché aux travailleurs, à ce syndicat donc, d’avoir manqué de communiquer le préavis de grève au cours d’une assemblée générale extraordinaire tenue auparavant. D’autre part, le tribunal a jugé que le quorum des membres n’a pas été atteint lors de cette réunion. Aussi, celle-ci ne devait pas permettre uniquement la présence des travailleurs syndiqués comme c’était le cas, selon la cour judiciaire, lors de ce rendez-vous. Dans sa plaidoirie, et comme pour répondre rejeter ce jugement, le SNTMA estime que l’AGE s’est déroulée dans le respect des lois de la République et des statuts. En d’autres termes, elle ne devait pas regrouper des tiers autres que ses propres adhérents, lesquels sont habilités eux seuls à voter les résolutions de l’AG. Quant au quorum, le SNTMA dit qu’il a été largement atteint contrairement aux doutes formulés par la justice. Enfin, le syndicat des techniciens d’Air Algérie rappelle que l’ordre du jour de cette AGE a été clair comme communiqué précédemment. Pour ce qui est maintenant du préavis de grève, sa déclaration dans l’ordre du jour, explique le SNTMA, «aura été considérée, par la loi, comme une incitation».
Farid G.