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Le spectre d’une Assemblée « bicéphale » plane sur l’Hémicycle : Une séance plénière de l’APN pour élire un nouveau président

La parenthèse Bouhadja à la tête de l’Assemblée populaire nationale est en cours d’être définitivement fermée, si l’on croît les dires des membres de la Commission juridique de l’APN.
Selon son président, une séance plénière sera bientôt organisée pour élire le nouveau président de l’Assemblée nationale, qui mènera à terme ce qui reste du mandat du président sortant. En termes clairs, la parenthèse Bouhadja sera définitivement fermée et il n’y aura alors plus aucun recours à faire de la part de celui-ci, «qui fait désormais partie du passé». Pourtant, Bouhadja continue à dire, à qui veut l’entendre, qu’il demeure le président légal de l’Assemblée nationale, et que tout ce qui a été fait est illégitime, illégal et frappé de nullité. Bouhadja prévoit même demain une « descente » à son bureau à l’Assemblée nationale, « si les conditions de sécurité le permettent », estimant que ceux qui ont cadenassé les portes du Parlement « peuvent porter atteinte à son intégrité physique ».
Bouhadja, indémontable, affirme qu’il va reprendre ses activités en se rendant à son bureau. S’il le fait, des soucis sont à craindre : soit on lui porte atteinte, et là, il fera figure de victime et s’entourera d’une nouvelle légitimité, soit en le laisse faire et on élit un nouveau président, et là, on va avoir un scénario inédit avec la perspective de voir deux présidents à la tête de la Chambre basse du Parlement.
Les partis de la majorité qui ont déclaré « vacant » le poste de président sont conscients de la fragilité des choses et tentent maintenant de ne pas faire l’erreur de trop. Car il faut bien penser à tous les scénarios et penser que si Bouhadja s’avise de regagner son bureau, comme il le proclame, il y a de fortes chances de voir sa décision de demeurer «président de l’APN » prendre des virages vaudevillesques et aboutir à des résultats aux conséquences lourdes sur l’image de l’Algérie et de ses institutions aux yeux de la communauté internationale.
I.M. Amine