Tebboune

LE PRÉSIDENT TEBBOUNE DANS UN ENTRETIEN AU NEW YORK TIMES : « L’Algérie est désormais libre et démocratique »

Dans un entretien accordé à Adam Nossiter et paru cette semaine dans les colonnes du prestigieux journal américain The New York Times, le président de la République Abdelmadjid Tebboune a indiqué que la dynamique de changement engagée dans le pays est irréversible. « Le pays connaît un jour nouveau, désormais libre et démocratique. Nous construisons un nouveau modèle en totale rupture avec l’ancien régime corrompu », a indiqué le Chef de l’Etat. M. Tebboune qui a reçu le journaliste dans son bureau,  entouré de ses proches collaborateurs, a rappelé sa détermination à effacer les traces de plusieurs années  de non gouvernance en affirmant : « J’ai décidé de frapper fort en mettant en place une nouvelle politique et une nouvelle économie”. Cela traduit sa volonté de concrétiser le changement auquel aspire le peuple et qu’il n’a cessé de réclamer depuis le 22 février 2019. Dans ses réponses au journaliste du New York Times, le président de la République a montré sa détermination à jeter les bases d’un nouveau système politique basé sur les principes de la démocratie, de la liberté,  en plein respect des lois. “ Nous sommes en train de jeter les bases d’un État libre et démocratique qui offre tous les droits à son peuple qui est souverain dans ses choix», a-t-il indiqué. Le journaliste rappelle dans son article que le président de la République est paru à l’aise et transparent dans ses réponses, « se permettant même d’encourager ses ministres au jeu des questions-réponses des journalistes », a indiqué Adam Nossiter  dans son compte-rendu de l’entretien.

Le Chef d’État-major : « l’armée se consacre aux missions que lui a confiées la Constitution »
Le même article indique que le journaliste a également rencontré le Chef d’état-major de l’ANP, le général de Corps d’armée Said Chanegriha qui lui a rappelé que l’Armée algérienne se consacre à ses missions constitutionnelles et ne s’ingère pas dans la sphère politique, en indiquant que l’armée est neutre dans les affaires politiques. «Nous ne sommes pas formés pour nous occuper des affaires politiques», a indiqué M. Chanegriha qui n’a pas manqué de rappeler toutefois, qu’il rencontre le président de la République chaque semaine pour débattre de la situation que traverse le pays, et des grandes questions liées aux intérêts de sécurité et stratégiques du pays.
Il y a lieu de rappeler que cet entretien a été publié au lendemain de la visite en Algérie du secrétaire d’état américain à la défense, M. Mark Esper, dans le cadre d’une tournée dans les pays du Maghreb. Washington et à la veille des élections américaines de novembre prochain est en train de sonder les pays du Maghreb sur la présence du terrorisme islamiste et sur les ingérences des puissances étrangères dans cette région et en Libye. Le secrétaire à la défense américain avait rencontré le président de la République et le Chef d’état-major de l’ANP Saïd Chanegriha. Le général de corps d’armée a rappelé à Adam Nossiter que l’ANP qui a quitté la sphère politique depuis le début des années quatre-vingt après son retrait du comité central du FLN, s’attache à la réalisation des objectifs qui lui sont dévolus par la Constitution.
Slimane Ben