CHAIMA

MEURTRE DE LA JEUNE CHAIMA : Appels à l’application de la peine maximale

L’affaire de la jeune Chaima 19 ans violée puis brûlée vive, continue de susciter l’émoi mais aussi l’indignation de l’opinion publique. Lundi, le wali d’Alger Youcef Chorfa, s’était déplacé au domicile de la victime pour présenter ses condoléances et transmettre celles du chef de l’État Abdelmadjid Tebboune à sa famille.

Lors d’un échange avec la famille de Chaima, la mère de la défunte a demandé, devant le wali d’Alger, l’application de la peine de mort contre l’assassin de sa fille. Des sanctions extrêmes que l’on ne cesse de revendiquer depuis que le phénomène d’enlèvements et d’agressions d’enfants et de mineurs s’est dangereusement aggravé. En tout cas le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est prononcé en cette faveur. Il avait ordonné dimanche dernier lors de la réunion du Conseil des ministres l’application des peines maximales, sans possible allègement ou grâce, contre les auteurs de crimes d’enlèvement de personnes, et ce «quelque soient les tenants et aboutissants de l’acte d’enlèvement». De même qu’il a enjoint qu’il soit donné aux associations de la société civile un rôle clé dans la lutte contre ce fléau étranger à la société algérienne, à travers la constitution en tant que partie civile. Mais il faut dire que le durcissement de la législation et des lois contre les crimes de ce genre, ne permettra pas à lui seul de lutter contre ce fléau. Pour le Pr Khiati, « cette tragique affaire et l’émoi qu’elle a suscité dans la société devraient reconsidérer le problème des pédophiles et des agresseurs sexuels dans notre société et amener cette dernière à prendre des mesures radicales pour se préserver de leurs méfaits. Dans l’attente, les pédophiles, les violeurs de même que les dealers doivent être condamnés à des peines fermes et ne devraient bénéficier d’aucune grâce ou réduction de peine », a-t-il préconisé. Aussi selon le président de la FOREM, cette malheureuse affaire pose un nouveau problème qui est celui de la prévention de tels crimes. « De nombreuses expériences menées sur des délinquants sexuels ont conclu au caractère récidiviste de leurs auteurs. Pourquoi alors le ministère de la Justice ne prend pas en considération ces données et applique un suivi du délinquant soit à l’aide du bracelet électronique, soit en recourant à la castration chirurgicale ou chimique en déclarant le coupable comme ennemi de la société ? s’est-il interrogé. Il est à noter que le tueur de la jeune Chaima a avoué être coupable du crime. Il a été placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République près le tribunal de Boumerdès pour « viol et meurtre avec préméditation ». Les détails ont été révélés lundi par le procureur de la République près du même tribunal après avoir auditionné des proches de la victime et le meurtrier. Selon le communiqué du procureur, après avoir commis le meurtre, le coupable s’est dirigé, le 2 octobre, aux services de la Gendarmerie nationale pour dénoncer que « deux inconnus ont brûlé une fille à la station d’essence abandonnée ». Cependant, après investigation, le coupable a avoué avoir attiré sa victime au lieu du crime. Il avoue également l’avoir «violée», «agressée à l’aide d’un couteau» puis «brulée», toujours selon la même source.
Ania Nait Chalal