Ecole

LE MEN VEUT METTRE FIN À LA POLéMIQUE : La remédiation pédagogique n’est pas obligatoire

En réponse aux vives réactions des enseignants sur la circulaire relative à la mise en place d’un dispositif de remédiation aux difficultés d’apprentissage dont souffrent les élèves, le ministère de l’Éducation a réagit pour donner un éclairage. L’inspecteur général de l’administration au MEN, Abdelkader Houad, a expliqué, en effet, qu’il n’a jamais été question d’obliger les enseignants à donner des cours de soutien le samedi et mardi après-midi. «Le dernier mot revient à l’enseignant et à sa volonté ou non de faire part de ce projet», a-t-il indiqué.
Selon le responsable, la remédiation pédagogique a toujours existé dans les établissements scolaires mais sous une autre forme. Il a expliqué que par le passé, il y a des enseignants qui donnent des cours de rattrapage en dehors des heures de cours et les écoles n’ont jamais fermé le samedi et mardi après-midi.
Quant à la nouvelle mesure, selon lui, elle consiste à réglementer les cours de rattrapage donnés à l’école et officialiser cette opération afin de protéger l’élève, l’enseignant ainsi que le chef de l’établissement. En d’autres termes, la remédiation pédagogique n’est pas obligatoire, à en croire les propos de ce responsable qui assure que le dernier mot revient à l’enseignant et à sa volonté de faire part de ce projet. «Nous n’avons jamais décidé d’obliger l’enseignant à travailler contre sa volonté le jour de son repos ou le mardi après-midi », a affirmé, Abdelkader Houad. D’autre part, il a rappelé que la remédiation pédagogique ne concerne pas tous les élèves mais seulement ceux du cycle primaire, chez qui il a été prouvé des difficultés à assimiler des cours ou des matières. «On peut dire que c’est une aide que donne l’enseignant à son élève gratuitement et sans obligation», a-t-il précisé. S’exprimant, par ailleurs, sur la polémique autour de l’opération de récupération du surplus de livres de 5ap et de 4am, le représentant du ministère a précisé que la circulaire datant du 17 octobre dernier ne provient pas du département de l’Éducation mais plutôt de l’Office national des publications scolaires (ONPS) qui a contacté ses centres régionaux pour entamer une opération de récupération de ce surplus, comme il le fait chaque année. S’interrogeant sur les motivations des parties à l’origine de cette cacophonie, Houad leur a opposé un démenti. Autrement, ces livres n’ont pas été retirés aux élèves avant d’expliquer que l’ONPS effectue ses opérations afin de préparer la prochaine rentrée scolaire.
Pour sa part, le directeur du commerce et de la distribution auprès de l’ONPS, Sid Ahmed Kadouche, avait affirmé qu’il s’agissait seulement d’une procédure routinière qui rentre dans le cadre de l’ajustement des comptes de l’entreprise. La même source avait également signalé que ces anciens livres de première génération, qui sont encore utilisés par les élèves et disponibles dans les différents points de vente, ne seront plus utiles à compter de la prochaine rentrée scolaire 2019/2020. Ces manuels seront remplacés par ceux de deuxième génération, puisque, rappelons-le, les classes de 5ap et 4am n’ont pas encore été touchées par les reformes 2G.
Ania Nait Chalal