Attentat de Tnis

L’attentat «visait l’État» affirme le président tunisien : L’Algérie condamne l’acte terroriste et réaffirme son soutien à la Tunisie

Condamnant vigoureusement l’attentat terroriste, commis au cœur de la capitale tunisienne, lundi dernier, et qui a fait une vingtaine de blessés, l’Algérie affirme, qu’elle est «convaincue» que par la force des institutions tunisiennes et la cohésion de son peuple, notre voisin de l’Est a les capacités «de relever le défi et faire face au terrorisme» a déclaré, hier, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Benali Chérif, à l’APS.
En condamnant, «avec force» l’attentat suicide ayant ciblé une voiture de police, à la grande avenue Habib Bourguiba, le porte-parole du département ministériel d’Abdelkader Messahel a, au nom de l’Algérie, «souhaité prompt rétablissement aux blessés», réitérant, poursuit Benali Chérif «l’entière solidarité et le soutien permanent» de l’Algérie, «au pays frère, peuple et gouvernement  face à ce fléau abject» a-t-il ajouté. Se disant convaincu des capacités dont jouit la Tunisie, pour relever le défi et contrer le terrorisme, qui,  par la force des institutions tunisiennes et la cohésion du peuple de la Tunisie, «a perdu tous ses enjeux et est désespéré de la déstabilisation de ce pays frère » a soutenu la même source. Depuis la série d’attentats terroristes qui ont secoué la Tunisie, notamment, ceux de novembre 2015, le pays est, depuis, en état d’urgence, et dernièrement les autorités tunisiennes ont procédé à sa prorogation, du 5 octobre dernier au 6 novembre prochain. Une vingtaine de personnes ont été blessées, selon les déclarations du porte-parole de la sécurité nationale tunisienne, Walid Hkima, aux médias locaux et étrangers, et il s’agit de 16 policiers et cinq civils dont deux adolescents, âgés de 15 et 16 ans, selon la même source. Le responsable tunisien a fait savoir, également, hier, que la plupart des blessés «étaient atteints légèrement» et d’ajouter qu’ils «ont quitté les hôpitaux où ils avaient reçu des soins» et que «seuls trois autres blessés ont été gardés en observation» a-t-il précisé. Sur la réaction des forces de sécurités tunisiennes, Walid Hkima a souligné que celle-ci «a été rapide, quelques secondes seulement, après l’explosion» a-t-il précisé, établissant «un périmètre de sécurité autour de la scène» de cet attentat barbare, qu’il qualifie «d’acte terroriste primitif qui a échoué» a-t-il affirmé.Le porte-parole de la sécurité nationale tunisienne, a déclaré, par ailleurs, que l’attentat suicide perpétré à proximité de véhicules de police sur l’avenue Bourguiba par une femme âgée de 30 ans, avait, selon des sources sécuritaires, rapportent des médias tunisiens, «une bombe artisanale  dans son sac qui aurait été déclenchée par un complice.» Il est à rappeler que la commission parlementaire d’investigation sur les réseaux impliqués dans l’envoi de jeunes tunisiens et tunisiennes dans les zones de combat, dès 2012, notamment en Syrie et en Irak, compte déposer son rapport, avant la fin de l’année en cours. À partir de la capitale allemande, Berlin, où il était en visite officielle, pour prendre part au sommet du G20, le président tunisien Béji Caïd Essebsi a condamné l’attentat de lundi, à Tunis, en qualifiant cet acte barbare «d’attaque contre l’État». Le chef de l’État tunisien a déclaré, à partir de Berlin que « j’espère que les responsables à Tunis étudieront les causes et les conséquences de l’attaque» pas seulement, a-t-il poursuivi» ces aspects superficiels car (l’attaque : Ndlr) visait l‘État, son autorité et le prestige du pays» a soutenu le président Béji Caïd Essebsi.
Karima Bennour