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LA VIE SEMBLE REPRENDRE SON COURS NORMAL MALGRÉ LE REBOND INQUIÉTANT DE LA PANDÉMIE : Relâchement périlleux dans les rues d’Alger

En cette matinée du premier jour de la semaine, les rues d’Alger-centre étaient bondées de monde, des deux côtés du trottoir, malgré les appels à la vigilance et au respect des mesures barrières contre la propagation de la pandémie en Algérie.

Même le bilan effarant enregistré durant le week-end n’a pas galvaudé l’esprit de conscience chez les citoyens. La vie semble même reprendre son cours. Des magasins de diverses activités commerciales sont grandement ouverts. Les clients sortent et rentrent sans appréhender la gravité de la situation sanitaire et les répercussions que peut engendrer ce comportement.
Lors d’une virée matinale faite, hier, à Alger-Centre, nous avons constaté un relâchement « total » et « inquiétant » de la part des commerçants qui ne respectent pas les mesures de prévention contre la propagation du virus, qui a mis le monde entier à genoux et a poussé les experts du domaine à tirer la sonnette d’alarme. En effet, contrairement à ce que disaient et défendaient les organisations des commerçants et artisans, un laisser-aller et une violation « injustifiable » des mesures barrières décrétées pour protéger la santé publique, des magasins de vêtements pour hommes, femmes, enfants, des fast-foods, réparations des téléphones, parfumeries, ventes des fruits et légumes… tous négligent ces mesures, quoique sur les vitrines est mentionné l’obligation du port du masque et le respect de la distanciation physique.
Ainsi, au niveau du boulevard colonel Amirouche, un constat lamentable est observable : rues encombrées de voitures et de piétons. Les plus âgés et quelques femmes portent le masque, alors que les autres catégories marchent à visage « découvert » faisant preuve d’un manque de « conscience et de responsabilité ». Dans les magasins de service « flexy », parfumeries, et quelques fast-foods  qui se trouvent sur le boulevard, les gens sont servis par des commerçants qui ne portent pas de masque, et le comble c’est que personne ne réclame ! Dans les boutiques les moins spacieuses le nombre des clients est limité à deux, des fois une personne, mais l’infraction est devant la porte, des chaînes de femmes, hommes et même enfants sans masques les uns à côté des autres.
C’est d’ailleurs le cas des magasins de lingerie à la place Audin et la rue Didouche Mourad un peu plus haut, les commerçants « ne respectent pas les mesures barrières et ne portent pas le masque », ils limitent le nombre d’accès et soit disant mentionnent l’obligation du masque mais rien n’est applicable.
En descendant vers la rue Khelifa Boukhalfa là où il y a plus du monde vu les prix abordables des produits vendus à comparer aux précédentes rues, à notre arrivée nous observerons un monde fou ; des étals par terre de (vêtement, accessoires, fantaisies, lingerie…) Au quartier Meissonnier « on trouve ce qu’on cherche à un bon prix ! », il n’y a pas ou mettre le pied ! Et bien… ici les gens sont « inconscients » : sans masque, et pour les commerçants et pour les clients ; « des négociations sur les prix, des rires, des tapes cinq, des groupes de jeunes devant les magasins et les tables, ils s’échangent les gorgées de café de temps à autre !! Un relâchement très « inquiétant ». D’ailleurs, c’est le même topo à la rue Hassiba Ben Bouali et place du 1er Mai.

Où sont passés les agents du contrôle commercial ?
Une heure et demie plus tard, l’heure du déjeuner a sonné. Les gens se précipitent aux différents fast-foods qui servent et proposent selon la loi que l’emporter. De ce fait, nous avons observé des chaînes interminables devant ces derniers, et ce n’était pas pour attendre ou passer leurs commandes, mais les gens consommaient devant les fast-foods ! Pas de distanciation, pas de masque, « les vendeurs soient-ils, accrochent la bavette aux coudes, au coup ou laissent apparaitre le nez ! ».
Ce relâchement total de la part des commerçants nous a poussé à se demander où est le rôle des agents du contrôle, et les agents de police dont la mission est de veiller sur l’application des règles et des mesures de prévention contre la propagation du Covid-19.
D’ailleurs, au marché de Meissonnier les infractions aux règles se faisaient devant les yeux de la police, aucun agent ne semble faire son travail consistant, en cette situation de crise sanitaire, à donner des avertissements verbaux ou notifier des PV et des amendes aux contrevenants. Il s’agit de la santé publique et les fautifs, qu’ils soient commerçants ou simples citoyens, mettent en danger leur vie et celle d’autrui.
Sarah Oubraham