Boudiaf

28E ANNIVERSAIRE DE SON ASSASSINAT : Boudiaf ou le rêve inachevé

Vingt-neuf (29) juin 1992, vingt-neuf juin (2020). Vingt-huit (28) ans se sont déjà écoulés depuis l’assassinat de la figure emblématique de la Révolution nationale et du Mouvement national, le défunt Mohamed Boudiaf.
Né le 23 juin 1919 à M’sila, Mohamed Boudiaf s’est engagé très tôt dans la lutte indépendantiste au sein de l’Organisation secrète, branche armée du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques de Messali L’hadj. Poussé à la clandestinité en raison de ses activités pour l’Indépendance du pays, « Si  Tayeb » a réussi à échapper à la police tout en  séjournant en territoire français et algérien. Il est l’un des neufs chefs du Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action (CRUA), donc l’un des fondateurs du Front de libération national (FLN) qui a fait éclater la guerre de libération un certain 1er novembre 1954 aux côtés de ses frères de lutte.
Membre du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), où il a occupé le poste de ministre d’État de 1958 à 1961, puis vice-président. À l’Indépendance de l’Algérie, il s’oppose au pouvoir en place et s’exile durant près de 28 ans au Maroc. Rappelé en Algérie en 1992 en pleine crise politique marquée par la dissolution de l’APN, la proclamation de l’état d’urgence en plus de la démission du président de l’époque, Chadli Bendjdid, le 11 janvier 1992. Il participe à la création du Haut Comité d’État composé de cinq membres, dont il est élu président puis chef de l’État le 16 janvier 1992.
Il est assassiné quelques mois plus tard lors d’une conférence des cadres à Annaba le 29 juin 1992.
B. O.