La «Nakba» des arabes : 70 ans après, la tragédie des Palestiniens continue !

Que reste-t-il de la cause palestinienne en ces temps de troubles, quand la force des armes supplante le droit et la légalité internationale ? Que reste-il des causes justes, lorsque «cette bonne conscience» des occidentaux est trop versatile d’une cause à une autre en adoptant les deux poids, deux mesures ? Où sont les gouvernants arabes qui se confinent dans un silence ahurissant, et une posture presque aplatie face aux exactions israéliennes contre des palestiniens qui revendiquent leurs terres spoliées par l’État hébreu. La Nakba des arabes ou la catastrophe, s’était produite en 1948, lorsque le sinistre David Bengourian, annonça la création d’Israël, durant la même année, le massacre de Deir Yacine donna le signal à des crimes abominables sans fin qui s’est perpétuent jusqu’à aujourd’hui ; L’exode palestinien de 1948 fait référence à l’exode de la population arabo-palestinienne qui s’est produit pendant la guerre Israélo-arabe en 1948. L’évènement est commémoré dans la mémoire collective en tant que Nakba, où plus de 700 000 palestiniens sur les 900 000 qui habitaient à l’époque la Palestine ont été déplacés de force vers les pays arabes limitrophes, et enfin la création de l’État d’Israël avec bien sûr la complicité et la bénédiction de ces bonnes consciences occidentales. Aujourd’hui, et 70 après, le vieux conflit opposant Palestiniens et Israéliens n’a pas encore connu son dénouement, le massacre «on live» continue à la face du monde, et les Palestiniens se sentent de plus en plus abandonnés par les pays arabes qui n’arrivent pas à s’imposer sur la scène mondiale en tant que force crainte et respectée. Israël, reste un État colonisateur, un spoliateur des terres qui ne lui appartiennent pas ; Les idéologues sionistes ont fait de la Palestine, une terre sans peuple, et des Palestiniens, un peuple sans terre. Depuis toujours, Israël a défié par la sorte le droit international et toutes les résolutions des Nations-unies. Des négociations ont été menées ça et là pour arriver à faire la paix dans cette région moyen-orientale et aboutir à la création de deux États, comme stipulé dans les accords d’Oslo, mais cela n’a été qu’un leurre, juste pour permettre à Israël de gagner du temps. Israël tire sa puissance de la protection des États-Unis, son allié de toujours, et continue à bafouer le droit international en piétinant le droit des palestiniens, à détruire comme elle l’entend, comme ce fut le cas du bombardement de Ghaza en 2014, le blocus qui lui fut imposé jusqu’à ce jour, en plus des colonies qui sont érigées sur les territoires occupés, sans oublier aussi les violations de droits de l’homme en ces territoires, avec toutes les exactions commises envers les palestiniens, emprisonnement arbitraire, tortures systématiques et assassinats des leaders. Ce sont en fait des crimes à ciel ouvert face à l’apathie des pays occidentaux et aussi par la faute d’un monde arabe impuissant à faire bouger le petit doigt ni à faire entendre sa voix à l’unisson pour que cesse cette injustice envers un peuple qui n’aspire qu’a vivre dans sa patrie à l’instar de tous les peuples. Ces derniers jours et pour commémorer la journée de la terre, les Ghazaouis ont organisé une marche pacifique signifiant le retour des palestiniens à leur terre le long de la frontière palestino-israélienne qui sépare le conclave de Ghaza, et Israël. Devant ce déferlement des habitants de Ghaza , la soldatesque israélienne n’a pas trouvé mieux que d’installer des snippers pour tirer sur les palestiniens desarmés, un massacre prémédité devant le silence ahurissant des «bonnes consciences» du monde occidental, dit libre, dont le président US Donald Trump a provoqué un bain de sang en délocalisant l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers El Qods occupée. En définitif, le conflit palestino –israélien reste une épine dans les cœurs des dirigeants des pays arabes, qui s’éloignent progressivement de la cause Palestinienne. De ce fait, les Palestiniens se sentent seuls et abandonnés, trahis par la duplicité de leurs frères. Mais ce n’est pas tout, le transfert de l’ambassade US à Jérusalem vient d’enchevêtrer d’avantage ce conflit déjà vieux de plusieurs générations.
Mâalem Abdelyakine