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La LADDH et Saïda Benhabylès répondent aux allégations du « Daily Mail » : « Le dossier des migrants est utilisé comme une carte contre l’Algérie »

La Ligue algérienne pour la défense es droits de l’Homme (LADDH) a contredit hier, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, la teneur du rapport du Daily Mail sur un prétendu abandon par l’Algérie des migrants en plein désert durant les quinze derniers mois, et qualifie le rapport de «non fondé», non objectif et carrément «orienté».

La LADDH considère que le rapport fait suite aux pressions exercées sur l’Algérie pour lui «soutirer» des concessions politiques et économiques.
De son côté, la présidente du Croissant-Rouge algérien, Mme Saïda Benhabylès, a fait part hier de son rejet des allégations portées par le journal britannique Daily Mail dans une récente livraison quant à l’abandon par l’Algérie de 13 000 migrants subsahariens dans le désert : « Je déments que l’Algérie ait délaissé des migrants africains au Sahara. Les opérations de rapatriement sont souvent accompagnées par les autorités des pays d’origine ».
Le journal britannique «Daily Mail» avait prétendu dans un récent compte-rendu de presse que l’Algérie aurait abandonné 13 000 migrants africains au Sahara pendant les quatorze (14) derniers mois. Des rumeurs qui n’ont pas laissé indifférente la présidente du Croissant-rouge algérien (CRA), Saïda Benhabyllès.
Daily Mail a indiqué que dans le cadre de rapatriement des migrants africains, l’Algérie aurait abandonné au Sahara 13 000 ressortissants africains sans eau et sans vivres, dont des femmes enceintes et des nourrissons.
Le même titre a rappelé qu’un responsable de l’Organisation internationale des migrants (OIM) avait prévenu que l’attitude des autorités algériennes à l’égard des migrants africains peut mener à une “catastrophe”.
En effet, Daily Mail a publié sur son site un rapport accompagné de photos et de vidéos montrant des migrants clandestins au Sahara, indiquant qu’un responsable européen était au courant de ce que faisait l’Algérie. Selon lui, les pays souverains ont le droit de rapatrier des migrants tant que les lois internationales soient respectées.
I.M. Amine