industries électroménagers

INDUSTRIES ÉLECTRO-MÉNAGèRES ET ÉLECTRONIQUES : La nouvelle loi impose un taux d’intégration initial de 40%

Le ministre de l’industrie Aït Ali Brahim a révélé que le cahier des charges relatif aux équipements électro-ménagers et électroniques imposera un taux d’intégration initial minimum de 40% au lancement du projet industriel, et ce pourcentage passera à 60% d’ici deux ans. Cela permettra de mettre fin au système d’incitations fiscales au profit d’activités de montage sans aucune valeur ajoutée localement, qui a permis l’émergence de 59 complexes et de 25 marques dans ce domaine, selon les déclarations de Aït Ali Braham, dans un entretien accordé à la revue mensuelle Echaab économique, qui a estimé qu’un tel nombre n’existe pas même dans certains grands pays industriels. Le ministre a également évoqué les changements survenus sur la réglementation et la législation du domaine industriel ces derniers mois, qui favoriseraient l’arrivée d’investissements étrangers sérieux selon des règles équitables qui préserveraient la souveraineté nationale. Il s’agit en particulier, de l’abrogation de la règle 51-49 de l’investissement dans les activités non stratégiques, qui s’est traduite par l’arrivée de certains « aventuriers » sans utiliser leur propre capital, en plus du remplacement du droit de préemption par le droit d’opposition. Sur ce point, Aït Ali Braham a révélé qu’il y a environ 150 dossiers liés à l’exercice du droit de préemption qui sont toujours en instance au niveau du ministère de l’Industrie depuis 2013.
S. Oub