Les fonctionnaires des services économiques, les adjoints et les superviseurs de l’éducation, les conseillers de l’orientation et de la guidance scolaire ainsi que les laborantins, affiliés à l’Union nationale des travailleurs de l’éducation et de la formation (UNPEF), ont décidé de renouer avec les actions de contestation. Avec un seul mot d’ordre ; la révision des statuts particuliers, ces quatre corps prévoient d’organiser des rassemblements régionaux le 21 novembre prochain suivis d’un rassemblement national devant la direction de l’éducation de Blida le 27 du même mois. Réunis le 8 novembre dernier en assemblée générale au siège national de l’UNPEF à Alger, les responsables des quatre commissions nationales ont en effet décidé de recourir à des actions de contestation communes pour dénoncer les agissements du ministère de l’éducation qui ignore les revendications «légitimes» des différents corps du secteur. Tout en appelant à la mobilisation des travailleurs pour la réussite de ce mouvement, les syndicalistes ont annoncé, dans un communiqué rendu public, l’organisation de rassemblements et de sit-in au niveau de toutes les directions de l’éducation des 48 wilayas le 21 novembre prochain. Cette action sera suivie d’un rassemblement national devant le siège de la direction de la wilaya de Blida le 27 de ce même mois. Pour ce qui est des raisons qui poussent les intendants, les laborantins, les conseillers de l’orientation ainsi que les surveillants à renouer avec la contestation, l’on évoque dans le communiqué le refus du ministère de l’éducation de concrétiser ses promesses concernant la révision des statuts particuliers des travailleurs et d’appliquer les décisions de la commission AD hoc composée du ministère et des partenaires sociaux. Les travailleurs appellent, en outre, à la consécration du principe d’équité dans les promotions aux grades des différents corps. Il convient de souligner que la même coordination avait observé un rassemblement le 25 octobre dernier pour dénoncer son exclusion du processus d’intégration dans la nouvelle grille indiciaire des grades, et le régime de rémunération des corps spécifiques du secteur, publié par la tutelle en application du décret présidentiel 14-266 du 28 septembre 2014 modifiant et complétant le décret présidentiel 07-304 du 29 septembre 2007. Les travailleurs s’étaient regroupés devant les directions de l’éducation des wilayas de Aïn Defla, Batna, Laghouat, et Relizane. À rappeler, par ailleurs, que tout de suite après la rentrée scolaire 2018/2019, les fonctionnaires des services économiques étaient les premiers à ouvrir le bal et à recourir à un mouvement de grève de cinq jours. Les manques et les dysfonctionnements ont poussé d’autres corps à leur emboîter le pas à l’instar des conseillers de l’orientation et de guidance scolaire, les laborantins, les adjoints de l’éducation. La grogne a également touché les enseignants du cycle secondaire qui, à l’appel du CLA, qui menace de paralyser les lycées à partir du mois de janvier prochain, mais aussi les travailleurs affiliés au CNAPESTE.
Ania Nait Chalal
Accueil ACTUALITÉ ILS PRÉVOIENT D’ORGANISER DES ACTIONS DE CONTESTATION COMMUNES : Plusieurs corps du...












































