Chloroquine

HOPITAUX DE BOUFARIK (BLIDA) ET EL-KETTAR (ALGER) : Efficacité « quasi-totale » du traitement à la chloroquine

Jusqu’à hier samedi, le nombre des malades qui se sont remis du Covid-19 a atteint 1 479 cas à travers les hôpitaux du pays. Adopté depuis la troisième décade du mois de mars dernier, le protocole thérapeutique à base de la Chloroquine a suscité l’espoir en Algérie, comme partout d’ailleurs dans les pays qui ont suivi la formule du professeur Didier Raoult. En témoigne la courbe ascendante du nombre des patients qui répondent à ce traitement, lequel, selon les professionnels algériens, a prouvé une efficacité « quasi-totale », pour ne citer que l’échantillonnage des malades pris en charge dans les hôpitaux de Boufarik, (Blida), et El-Kettar (Alger). Depuis le 24 mars dernier, en effet, quelque 5 000 malades ont été soumis à ce traitement, qui continue à être la seule « alternative » à l’absence d’un vaccin contre le Covid-19, dont la course à la recherche de l’antidote fait rage dans le monde. Ainsi, s’exprimait, à l’Agence nationale de presse (APS), les spécialistes de médecine exerçant dans ces établissements hospitaliers de Blida et d’Alger. Ils sont unanimes à déclarer l’efficacité presque « parfaite » du protocole du traitement à la Chloroquine.

90 % des cas répondent au traitement
Pour Docteur Mohamed Yousfi, chef du service Maladies infectieuses à l’EHP de Boufarik, chiffres à l’appui de son argumentaire, il fait état de « 150 des 300 patients atteints de Covid-19, hospitalisés depuis le 23 mars 2020 au niveau de cet établissement, qui avaient quitté l’hôpital, complètement guéris après avoir été traités soit à base de Chloroquine ou des antiviraux dans d’autres cas. » Et au même Docteur d’ajouter en prime que « 90% des cas ont très bien réagi à ce protocole de traitement recommandé par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière ». En sus, se basant sur les derniers résultats d’analyses des prélèvements sur les sujets, le même responsable a révélé la guérison « totale » de ces malades. Toutefois, a-t-il modéré ses propos, « Sont exclus de ce protocole thérapeutique, les patients souffrant de maladies cardiovasculaires et ceux n’ayant pas toléré ce traitement. Ces derniers ont été mis sous antiviraux, utilisés dans le traitement des infections par le VIH et qui ont donné des résultats très satisfaisants ».

Évolution positive de l’état des patients d’El-Kettar
Le même constat est partagé par le Professeur Nassima Achour, chef du service Maladies infectieuses à l’EHS El-Hadi Flici (ex-El-Kettar) de la capitale, où, cite la même source,  85 patients, tous âges confondus, « sont soumis au traitement à base de la Chloroquine associée et à des antiviraux destinés au traitement du Sida». Résultats des analyses, l’efficacité du traitement était « quasi-totale» et dont l’état de santé des patients qui l’ont reçu connait une évolution « positive de jour en jour», annonce cette professionnelle. Il convient de souligner au sujet de la disponibilité de la Chloroquine en Algérie, à se référer aux derniers chiffres avancés par le ministre de la Santé, quelque
250 000 boîtes de ce traitement sont stockées dans les locaux de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Une quantité en soi « suffisante », selon Abderrahmane Benbouzid. En perspectives, l’industrie nationale locale promet une quantité à produire de l’ordre d’un million de boîtes supplémentaires.
Farid Guellil