Grande opération de circoncision

Grande opération de circoncision à Bouira : Une ambiance festive

À l’hôtel Sofy, l’ambiance était festive avant-hier. Le wali qui en a été l’hôte de marque et qui s’exprimait à ce propos lors d’un point de presse tenu en marge. Au centre de toutes les attentions et des soins étaient une vingtaine d’enfants dont l’âge variait entre 3 et 5 ans en attente de subir la petite opération de circoncision, dite aussi baptême. En gandoura vert bouteille, don de la DAS, les petits chérubins arboraient une mine en rapport avec l’évènement. Leur regard exprimait l’étonnement, l’inquiétude, voire la peur, comme chez cet enfant qui demandait à sa mère de retourner à la maison et qui pleurait et sanglotait sans retenue. Ils voyaient bien, les petits choux, que c’était la fête, qu’elle était pour eux, mais la présence des autorités ainsi que beaucoup de personnes étrangères pour eux ne rassuraient pas. De surcroît, il y avait tout cet affairement autour d’eux, tous ces gestes qui présidaient à la préparation du hénné, sur fond de crachotement de micro où les mots de solidarité, tradition, fraternité revenaient assez souvent et qui ajoutaient un peu au mystère de ce rite. Pour corser, le tout ne voilà-t-il pas que deux femmes d’un certain âge se mettaient de la partie. L’une entonnait un chant ancien en rapport avec la circonstance, l’autre appliquait une touche de henné au creux de leur main droite. La même cérémonie se déroulait à la maison de la culture de Haïzer, sauf que le costume et le chant sont différents. En gandoura blanche et en chéchia rouge, ils tendaient leurs petites mains blanches vers la femme qui posait un point de henné au creux de leur paume. Le P/APC leur a remis, à chacun, un pli de 6000 DA. Lors du point de presse qu’il a animé au terme de ces deux cérémonies, le wali a souligné leur aspect traditionnel qu’il faut absolument préserver, car en lien avec le patrimoine culturel et la cohésion sociale.
Ali D.