Les hôpitaux de l’enclave ont enregistré, au cours des dernières 24 heures, 8 décès et 32 blessés. Le nombre total de martyrs depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, s’élève désormais à 1 109, tandis que celui des blessés atteint 3 578. Par ailleurs, 800 corps ont été retirés des décombres depuis cette date. Le ministère de la Santé palestinien précise qu’un certain nombre de victimes demeurent encore sous les décombres et dans les rues, les équipes de secours et de défense civile étant dans l’incapacité de les atteindre. Un habitant a été tué et plusieurs autres blessés dans une frappe aérienne israélienne ayant visé une motocyclette dans le quartier de Tal al-Hawa, à Ghaza-ville. Une source médicale a par ailleurs confirmé la mort d’un dénommé Oussama Naïm Chamlakh, tué dans un bombardement sioniste qui a visé l’après-midi une motocyclette près du stade Al-Wahda, dans le même quartier. Un autre habitant, Tarek Hamid Kachta, est décédé des suites de blessures par balles subies quelques jours plus tôt à Mawassi, dans le sud de Khan Younès. Un troisième Palestinien a été tué dans une frappe de drone sioniste ayant visé une habitation du camp de Maghazi, dans le centre de la bande de Ghaza. L’artillerie sioniste a par ailleurs bombardé l’est de Deir el-Balah, dans le centre du territoire, tandis que des drones de type « quadricoptère » ont ouvert le feu de manière intensive sur des habitations situées près de la rue Salaheddine, à l’est de Ghaza-ville. La même artillerie a également visé les quartiers orientaux de la ville. Ces opérations s’inscrivent, selon les autorités locales, dans une série continue de violations de l’accord de cessez-le-feu par l’armée israélienne, qui poursuit des bombardements aériens et d’artillerie visant des zones où se trouvent des personnes déplacées, ainsi que des opérations de démolition à l’intérieur de ce que l’on appelle la « ligne jaune », tout en maintenant des restrictions sur la circulation des biens, de l’aide humanitaire et des personnes.
Le filet de sécurité alimentaire et sociale s’effondre
La ministre palestinienne du Développement social, Samah Hamad, a tiré la sonnette d’alarme hier sur la situation alimentaire et sociale catastrophique dans la bande de Ghaza, évoquant un effondrement total du filet de sécurité en raison des restrictions sévères imposées par Israël sur les importations et les exportations. S’exprimant sur les ondes de la radio officielle Voix de la Palestine, la ministre a précisé que l’enclave côtière, qui compte plus de deux millions d’habitants, subit aujourd’hui les prix des denrées alimentaires de base les plus élevés de toute la région, largement supérieurs à ceux pratiqués dans les pays voisins. Elle a par ailleurs révélé que les soupes populaires, qui constituent souvent le dernier recours pour de nombreuses familles, ont pratiquement cessé leurs activités depuis environ un mois. En cause : l’épuisement des stocks de légumes, de poulet et de viande, qui a fait grimper les prix à des niveaux devenus inaccessibles pour la population locale. Samah Hamad a insisté sur le sort des catégories les plus fragiles de la population — personnes âgées, femmes enceintes et allaitantes, ainsi que les enfants — qui vivent, selon elle, dans un état de famine réelle et prolongée depuis maintenant trois ans, soit depuis le déclenchement de la guerre à Ghaza. Cette alerte intervient alors que les autorités agricoles de Ghaza ont elles aussi tiré la sonnette d’alarme dans un communiqué, dénonçant l’impact dévastateur de la guerre israélienne sur la production agricole locale. Selon elles, cette chute de la production compromet désormais gravement la capacité du territoire à assurer l’alimentation de sa population.
73 232 martyrs et 173 686 blessés
Selon les données du ministère de la Santé palestinien, le nombre de martyrs depuis le début du cessez-le-feu, le 10 octobre dernier, s’élève à 1 109, auxquels s’ajoutent 3 578 blessés et 800 corps retirés des décombres. Le bilan cumulé de l’offensive depuis le 7 octobre 2023 atteint désormais environ 73 232 martyrs et 173 686 blessés, un chiffre qui illustre le lourd tribut humain payé par la population de l’enclave depuis près de trois ans. Le ministère a par ailleurs indiqué que des blessés supplémentaires, dont certains dans un état grave, ont été admis dans la soirée de lundi dans des hôpitaux de Ghaza, après des frappes ayant visé un groupe d’habitants dans le secteur d’Al-Tawam, au nord-ouest de la ville, ainsi qu’un jeune homme touché par des tirs israéliens rue Salaheddine, dans le centre de la bande de Ghaza.
M. S.












































