Safran

Ghardaïa : Tenue prochaine d’un atelier dédié à l’accompagnement des safraniers

Un atelier dédié à l’accompagnement de l’action des jeunes cultivateurs de safran de Ghardaïa sera organisé dans le courant du mois de janvier prochain, a-t-on appris auprès de l’équipe de recherche du Centre de recherche en économie appliquée et développement (CREAD).

Adapté aux spécificités de la filière du safran, cet atelier thématique agricole réunira les safraniers de la wilaya de Ghardaïa et portera sur les bonnes pratiques culturales du safran et techniques de sa valorisation, ainsi que l’irrigation rationnelle pour une agriculture durable en zones arides, a fait savoir le chef de l’équipe de recherche du CREAD, Ahmed Benmihoub. Initié dans le cadre du projet dénommé «MASSIRE 2019-2023», coordonné par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), ce projet vise à renforcer les capacités des acteurs des zones oasiennes et arides du Maghreb à travers une approche participative. Le but étant de développer et mettre en œuvre des innovations permettant un développement durable et d’améliorer les capacités des jeunes ruraux issues de l’agriculture familiale, par la formation et la mise en réseau, selon la fiche technique du projet. L’introduction d’une culture peu consommatrice d’eau avec un fort potentiel de valorisation économique, notamment le safran dans la région de Berriane, est une innovation qui s’adapte nécessairement pour faire face aux changements environnementaux et sociétaux et assurer l’amélioration de la sécurité alimentaire. Une équipe de chercheurs du CREAD a effectué des visites dans les différentes zones de Ghardaïa pour le lancement du projet «MASSIRE» qui a accusé un retard suite à la pandémie du coronavirus. Ce projet cible uniquement des actions d’identification des innovations prometteuses pour le développement agricole et la gestion de l’eau dans les zones oasiennes et arides du Maghreb, la conception avec des collectifs d’acteurs locaux des dispositifs d’analyse de ces innovations, pouvant inclure une expérimentation et renforcer les capacités des acteurs, notamment les jeunes (femmes et hommes) issues de l’agriculture familiale et leur connexion durable aux systèmes d’innovation agricole et rurale, a-t-on expliqué. La région de Ghardaïa a été choisie comme zone pilote pour accompagner les jeunes ayant des innovations techniques dans les domaines agricole, hydraulique (goutte à goutte enterré, nouvelles technologies de pompage solaire, réutilisation des eaux usées traitées) et organisationnel (gouvernance de l’eau, systèmes d’innovation), a expliqué le chercheur du CREAD. Plusieurs innovations ont été effectuées par les jeunes de cette wilaya, notamment la réintroduction après recyclage de fertilisants organiques issus de déchets humains, en plus de la lutte contre la dégradation de la nappe et l’intégration de technologies modernes de pompage d’eau captée à partir des puits d’irrigation collectifs en dehors des périodes pluviales. La valorisation des dattes de variétés communes à travers la confiserie, l’innovation technique dans le cadre d’une initiative individuelle de dérivation et de stockage des eaux de crue ainsi que l’agrotourisme familial ont fait également objet d’innovations prometteuses par les jeunes en vue d’accroître les revenus familiaux et la réduction du gaspillage d’eau.